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Au sujet de la protection de son enfant quand le père est un pervers narcissique ou un manipulateur, un membre de l’Espace d’aide aux victimes des pervers narcissiques et aux manipulateurs a posé la question suivante :

Comment préserver ma fille ?

Comment préserver ma fille de 20 mois, demain, lorsque je devrai lui confier alors qu’il refuse de le faire intelligemment pour elle ? C’est-à-dire, en ma présence aux moins, quelques heures, le temps qu’elle se familiarise à lui ? Et, par la suite, au fur et à mesure qu’elle grandira, puis-je la préserver du contexte conflictuel ou de certains dysfonctionnements de son père ?

Une membre de l'espace d'aide aux victimes des pervers narcissique et des manipulapeurs.

Avant de vous donner la réponse sachez que vous aussi vous pouvez poser votre question sur l’espace d’aide en ligne.

Vous pouvez obtenir une réponse gratuite à votre situation et plus d’informations, des témoignages, des outils (par exemple : un test pour savoir si votre conjoint est un PN ) et de l’aide pour quitter un PN et les manipulateurs en cliquant ici : voulez-vous des outils pour quitter un pervers narcissique ou un manipulateur / manipulatrice ?

Plusieurs posssibilités de préserver votre fille existent

Alors, avant de dire qu’elle y retournera de suite, il y a plusieurs possibilités qui s’offrent à vous :

  • Il est possible de demander à la justice ce qu’on appelle une médiation. Il existe des structures qui permettent au parent dit « défaillant » (un pervers narcissique ou un manipulateur est considéré comme des personnes défaillantes aux yeux de la justice) de voir son enfant ou ses enfants dans un cadre sécurisé, il existe par exemple la structure de « la Petite Ourse », mais il y en a d’autres. Votre avocat devrait en connaître et pourrait demander cette médiation dans un premier temps.
  • Ensuite, effectivement si la juge opte pour lui accorder malgré tout un droit de visite pour la garde parentale, vous devrez, hélas, vous y soumettre. Mais vu le jeune âge de la petite, il y a la possibilité que la juge fasse un droit de visite uniquement, mais pas d’hébergement.
  • La seule chose à faire, si la petite retourne chez lui, et, que vous constatiez des soucis, c’est d’aller systématiquement déposer une plainte à la gendarmerie (ne serait-ce qu’une main courante, car au bout de la troisième, il y aura une enquête).
  • Il ne faut pas hésiter non plus à vous rapprocher de l’assistante sociale de votre secteur, pour lui signaler tout cela en même temps que la gendarmerie, car justement cela vous appuiera pour la suite.
  • Il faut garder en tête que vous ne pouvez, hélas, pas contrôler ce qui arrivera chez son papa pervers narcissique ou manipulateur.
    Mais pour anticiper, sachez qu’il y utilise des outils, voici 55 stratégies utilisées par un pervers narcissique pour rendre sa proie docile.
    Comme la famille est dissoute, la séparation ne vous permet pas d’avoir une autorité sur ce qui se passe chez lui, mais vous ne devez pas non plus assumer ses actes à sa place. Chaque manquement de sa part doit être scrupuleusement noté, dans un cahier par exemple, que vous tiendrez en notant les dates et ce que vous avez constaté. N’oubliez pas que vous restez une femme, à ce titre, notez aussi tous les manquements contre vous.
  • C’est plus simple après le divorce (ou le passage devant le JAF pour les enfants quand les parents ne sont pas mariés). La séparation est claire, chaque parent connait ses droits et ses obligations au sujet de la garde alternée ou un autre type de garde durant l’année et la période des vacances scolaires.

Tout cela constituera un dossier que vous pourriez porter à la juge pour enfants, si une enquête est mandatée.

Je comprends que de savoir que vous n’aurez pas de contrôle sur qui se passera chez son papa vous angoisse. Mais vous n’aurez, hélas, pas le choix. Il est un parent de votre enfant, il a donc des droits sur lui (aussi longtemps que le juge pour enfants ne lui enlève pas). En France les droits du père sont aussi importants que ceux de la mère (la loi protège aussi l’homme victime de manipulation et sous emprise). Il va vous falloir l’accepter.

Cependant, cela ne signifie en rien qu’il faut le laisser faire ! Vous êtes sa mère, donc, il faut agir et signaler ! On constate dans la personnalité d’une femme, qui a été sous emprise, de la peur. Elle craint la violence et n’ose pas intervenir. Surtout, faites-le pour vos enfants !

Il ne faut rien laisser passer et tout signaler (avec une personne toxique, c’est tolérance zéro et encore plus quand il s’agit des enfants) 
Dès que vous constaterez un manquement (même sans violence, un retard par exemple), sans hésiter :

1) Portez plainte à la gendarmerie,

2) allez demander de l’aide à une assistante sociale,

3) et surtout : notez tout et faites une copie à votre avocat !

Au bout de 3 manquements, redemandez à modifier le droit de visite à la juge des affaires familiales (Jaf).

Si vous culpabilisez, c’est tout à fait normal de culpabiliser de mettre fin à votre relation avec votre conjoint toxique.

Vous ne pourrez pas la préserver de tout, vous ne pourrez pas prévoir ce que le parent défaillant va faire ou non. Mais en grandissant, il faudra faire attention à ne pas alimenter un conflit de loyauté.

Qu’est-ce qu’un conflit de loyauté ?

En fait, l’enfant aime autant son papa que sa maman. Quoi que dise le papa, ou quoi que la maman fasse, c’est ainsi.

Quand l’enfant s’en rend compte, qu’un parent a des difficultés à communiquer et qu’en plus émettent des critiques sur l’autre parent, l’enfant va aller critiquer son père quand il sera chez sa mère. Et inversement, il dira du mal de sa mère à son père quand il sera chez lui, dans le but de « plaire » au parent qui le gardera ce jour-là. En fait, en agissant ainsi, les enfants vont chercher l’amour de chaque parent.

Mais le souci c’est que comme l’enfant aime ses deux parents, il va en même temps culpabiliser de dire du mal d’eux.

Il sera donc important de lui laisser le libre arbitre.

C’est à dire, quand elle viendra vous dire : « papa a dit : tu es méchante » (par exemple). Il ne faut surtout pas émettre de critiques vis-à-vis de votre ex-manipulateur, mais la renvoyer à sa propre opinion

Par exemple en lui répondant « ah oui ? Et toi tu en penses quoi ? »

C’est dur à faire, car on a envie d’exploser quand on entend son enfant vous dire cela, mais il faut garder en tête que cela est parfois exagéré. Tout cela dans le but de vous plaire.

Donc, on ne surajoute pas sur la critique, mais on s’en extrait en lui demandant son avis, par exemple.

(cliquez sur l’image pour voir mes passages dans les médias)

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