Patrick Muller Coach

L'histoire de Marie qui a mis fin à sa dépendance affective

Marie serre son téléphone comme une bouée. L’écran glacé colle à sa paume moite. Trois jours que Julien se tait. Une vibration : faux espoir, simple pub. Le vide gronde.

Le matin, le réveil hurle. Quinze fissures au plafond ; quinze messages sans réponse. Dans la salle de bain flotte son parfum de jasmin ; le dentifrice mentholé laisse un goût amer. Dans le miroir : cernes, panique, la question qui serre la gorge : « Pourquoi il m’ignore ? »

Au bureau, les clics de souris crépitent comme des coups de feu. Marie surveille l’écran caché sous son clavier : toujours rien. Un café se renverse sur un dossier ; tache noire, couleur de la robe qu’il aimait. Honte, larmes vite étouffées.

Le soir, elle relit leurs messages, écrit : « Tu me manques »… puis efface. Elle s’endort, téléphone pressé contre son cœur, comme une perfusion d’espoir.

Demain, elle veut comprendre et agir.

À l’aube, un sursaut : elle écrit « peur de l’abandon » sur Google. Les mots défilent : dépendance affective. Elle découvre qu’elle n’est pas seule. Des témoignages. Des solutions. Une larme de soulagement.

Marie ne supporte plus sa dépendance affective. Elle est décidée à mettre fin à cette souffrance récurrente.

Le moyen plus simple est internet. Elle tape sur son ordinateur, lis, relis et puis tombe sur le site le site patrickmuller-coach.com.

Marie hésite. Sa voix tremble au téléphone. Elle compose le numéro. Sa paume colle au combiné. Une sonnerie. Deux. Trois.

Patrick décroche. Sa voix est douce, rassurante. Marie explique. Sa gorge se serre. Les mots sortent, brisés, rapides. Elle parle de Julien. De l’attente. Du vide. Du manque.

Patrick écoute. Il comprend. Il propose un plan d’action. Une solution qui lui permet de comprendre l’origine de sa dépendance et de ses autres traumatismes, d’avoir des conseils et des solutions, ça tombe bien, c’est ce qu’elle veut. Marie clique. Achat validé. Un mail arrive. Nouveau dossier. L’icône brille sur l’écran. Elle ouvre.

Première page : introduction puis l’analyse.

Ses yeux glissent sur les lignes. “Votre besoin d’être utile est plus fort que votre dépendance affective.” Elle lit encore. “Vous souffrez énormément. Vous êtes vulnérable. Attention aux manipulateurs.”

Son cœur bat vite. Les mots piquent. Elle se revoit enfant. Les soirs sans parents. Les disputes. L’odeur du couloir d’hôpital. La lumière blanche, crue.

Patrick explique :

“La dépendance affective, c’est comme une drogue. On cherche la dose d’affection. On accepte tout, même l’inacceptable.”

Marie frissonne. Elle se reconnaît. Elle entend la voix de Patrick dans sa tête. “Il faut trouver le bonheur en soi.”

Ses doigts tapotent nerveusement la table. Le bois est rugueux sous sa peau.

Elle lit les causes. Les souvenirs remontent. “Je n’étais pas un enfant désiré.”

Un goût amer dans la bouche.

“J’ai failli mourir avant mes huit ans.”

Son ventre se noue. Elle ferme les yeux. Les bruits de la rue s’effacent. Elle sent la douleur, vive, ancienne.

Patrick détaille les conséquences.

“Vous craignez de perdre l’affection. Vous faites tout pour plaire. Vous avez peur d’être seule. Vous attirez les manipulateurs.”

Marie serre les dents. Elle se souvient de Julien. De ses silences. De ses exigences.

Des conseils s’affichent.

“Réduisez les attentes envers les autres.”

“Exprimez les besoins, mais acceptez les limites de l’autre.”

“Protégez vous des manipulateurs.”

Ses mains tremblent moins. Elle respire plus fort. L’air sent la pluie.

Patrick propose ses premiers conseils.

“Donnez-vous de l’affection. Choisissez une activité manuelle. Bricolez, dessinez, jardinez, photographiez. Ce temps, c’est de l’amour pour toi.”

Marie ferme le dossier. Elle regarde ses mains. Elle imagine la terre sous ses ongles, la peinture sur ses doigts, la laine douce entre ses paumes.

Un frisson d’espoir.

Ce soir, elle sort des crayons. Les couleurs roulent sur la table. Elle dessine un soleil. Le papier crisse sous la mine. Elle sourit.

Pour la première fois, elle sent la chaleur naître en elle.

Pas chez l’autre.

Elle continue la lecture des autres traumatismes. Elle sait que, malheureusement, elle n’est pas uniquement dépendante affective.

Marie s’enfonce dans le canapé. Le dossier du plan d’action sur les genoux. Elle caresse la première page, lisse, rassurante. L’odeur de l’encre, fraichement imprimée, flotte dans la pièce. Elle tourne les pages. Les mots s’accrochent à ses yeux. Elle lit, relit, souligne.

Elle s’arrête sur la synthèse. Quarante pages de conseil sur sa vie. Denses. Les phrases résonnent. “Soumission pour se sentir utile et avoir confiance” “Domination pour ne pas perdre le contrôle.” “Besoin d’être utile.” “Dépendance affective.”

Son cœur cogne. Elle se reconnaît. Les souvenirs remontent, vifs. Les repas silencieux. Les regards fuyants. Le goût amer du rejet.

Elle lit les questions.

“Avez-vous noté toutes les conséquences de chaque traumatisme ?”

Elle prend son stylo. Note. Griffe la feuille. L’encre s’étale.

“Avez-vous reconnu votre travail actuel ?”

Elle ferme les yeux. Le bourdonnement de l’ordinateur. L’odeur du café froid. Les compliments qu’elle attend. Les silences qui blessent.

Elle découvre la hiérarchie de ses blessures.

Besoin d’être utile. Besoin d’affection. Besoin de repères. Besoin de confiance.

Elle sent la tension dans ses épaules. Elle relit : “Vous cherchez l’approbation. Vous évitez les conflits. Vous oubliez vos besoins.”

Ses mains tremblent. Elle se souvient des fois où elle a dit oui alors qu’elle voulait dire non. Le goût de la soumission, âcre, sur sa langue.

Plus loin, le plan parle de domination. Besoin de justice. Besoin de contrôle. Elle pense à ces moments où la colère monte, brûlante. Où elle veut tout cadrer.

Elle entend la pluie taper contre la vitre. Le bruit la ramène à l’instant.

Elle comprend : ses traumatismes s’entremêlent. Parfois soumise, parfois dominante. Toujours en tension.

Elle lit la mise en situation. Un déjeuner. Rien de prévu l’après-midi. Elle se réjouit. Mais l’autre part sans prévenir.

Marie sent la trahison. Le cœur serré. La gorge nouée.

Elle réalise comme une simple phrase peut réveiller la douleur.

Elle inspire. L’air sent l’orage. Chargé, lourd.

Le plan lui dit :

“Ce n’est pas la faute de l’autre. Ce n’est pas de sa faute. Les traumatismes se réveillent vite.”

Elle le sait maintenant. Elle n’est pas seule.

Elle relit :

“Vos traumatismes de soumission sont plus forts. Vous êtes plus souvent vulnérable que dominante.”

Ses doigts glissent sur le papier. Doux, solide.

Elle sent la fatigue, mais aussi une force nouvelle.

Elle ferme le dossier. La pluie s’est arrêtée.

Dans la pièce, tout semble plus calme.

Marie respire.

Demain, elle continuera.

Pas à pas.

Avec ses sens.

Avec ses réponses.

Et, peut-être, un peu plus de paix.

Le lendemain, Marie se réveille tôt. La lumière grise glisse sur les murs. Elle sent le froid du parquet sous ses pieds nus. Dans la cuisine, l’odeur du café chaud la réconforte. Elle s’assoit, le dossier du plan d’action ouvert devant elle.

Elle relit la synthèse. Les mots résonnent. Soumission. Domination. Besoin d’être utile. Besoin d’affection. Elle sent un poids sur sa poitrine. Elle respire lentement. L’air du matin est frais, presque piquant.

Elle prend une feuille blanche. Son stylo glisse, sec, sur le papier. Elle note ses traumatismes. Elle écrit ce qu’elle ressent. Les souvenirs reviennent. Les repas silencieux, la peur de décevoir, le goût amer du rejet.

Marie ferme les yeux. Elle écoute les bruits de la rue. Un moteur, des voix, le chant d’un oiseau. Elle s’interroge : “Qu’est-ce qui me fait le plus mal ?” Elle relit ses réponses. Elle se reconnaît. Elle comprend mieux ses réactions.

Le plan d’action conseille d’observer ses besoins au travail. Elle pense à son bureau. L’odeur du plastique, le bourdonnement de l’ordinateur.

Les compliments attendus. Les silences qui blessent. Peut-elle changer quelque chose ? Peut-elle demander plus de respect, de reconnaissance ?

Elle réfléchit à sa vie sentimentale. Elle se souvient de la mise en situation. Le sentiment de trahison, la gorge nouée. Elle comprend que ses blessures se réveillent vite. Ce n’est pas la faute de l’autre. Elle le lit, le relit. Elle se répète : “Ce n’est pas ma faute non plus.”

Elle décide de s’accorder du temps. Elle prépare un carnet. Le papier sent l’encre neuve. Elle y inscrit ses besoins, ses limites. Elle note ce qu’elle veut changer. Elle se promet de relire ces pages chaque matin.

La journée commence. Marie ouvre la fenêtre. L’air frais emplit la pièce. Elle sent une force nouvelle, discrète. Elle sait que le chemin sera long. Mais aujourd’hui, elle avance. Un pas, puis un autre. Avec ses sens. Avec ses réponses. Un peu plus de paix.

Aujourd’hui elle comprend son comportement (les causes, les conséquences). Demain, elle lira la solution pour s’en sortir.

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