Dépendance affective : test complet-conseils-solutions En souffrez-vous ? Comment vous en libérer ?

À retenir :
- Histoire vraie d’une dépendante affective
- Qu’est-ce que la dépendance affective ?
- Comment savoir si je suis et si je souffre de la dépendance affective ? Faites le test ✅
- Les symptômes de la dépendance affective : 10 signes qui ne trompent pas
- Les causes et origines possibles de la dépendance affective
- Les dangers de la dépendance affective (conséquences sur vous et votre couple)
- SOLUTIONS : comment sortir de la dépendance affective ? 5 étapes vers la liberté ❤️
- FAQ – Vos questions sur la dépendance affective
- Ma conclusion sur la dépendance affective
Marie resserre sa couette autour d’elle, le cœur serré. Il est minuit passé et son téléphone reste obstinément silencieux. Son partenaire n’a pas répondu à son dernier message. Dans sa tête, un tourbillon d’angoisses : « Suis-je en train de le perdre ? Que vais-je faire s’il me quitte ? » Elle repense à la journée, aux efforts déployés pour lui faire plaisir malgré sa fatigue de maman épuisée. Marie se sent vide sans un signe d’amour, prisonnière d’une dépendance affective qui la ronge chaque jour. Elle craint de ne pas être assez bien, peur de l’abandon. Cette angoisse l’empêche de fermer l’œil. Elle sait au fond d’elle que quelque chose doit changer, et vite, sinon elle risque de tout perdre, y compris elle-même.
Le lendemain après une nuit courte, Marie prend la décision de se prendre en main. "Ce n'est plus possible d'être si mal, de décendre si bas à chaque fois." se dit-elle. Des solutions doivent exiter. Après une recherche, elle tombe sur le site de Patrick Muller. Elle effectue le test. Lee résultat tombe sans appel. 56% de dépendance affective. Ce chiffre confirme et assome Marie. C'est trop de souffrance ! Il est temps que cela change. Parmi les solutions proposées par Patrick Muller, le plan d'action a toute son attention : réponse rapide, petit budget, une analyse des évènements de sa vie, des conséquences sur son comportement et des conseils pertinents pour atténuer sa douleur. Un vrai mode d'emploi complet et totalement personnalisé à la vie de Marie. C'est exactement ce qui lui convenait.
A sa lecture, ce fut une vraie révélation. Chaque phrase résonnait en elle. Chaque phrase confirmait ce qu'elle pensait. Chaque phrase lui permettait de comprendre son comportement. L'application des conseils a été facile. Sa souffrance a diminué et sa relation s'est améliorée : moins de frustrations et de tensions, plus de compréhension et de complicité.
Que vous vous reconnaissiez en Marie ou non, peut-être ressentez-vous, vous aussi, ce besoin viscéral d’être aimé(e) à tout prix. Peut-être êtes-vous cette maman exténuée en quête d’amour, cette femme silencieuse au bord de la rupture, cette indépendante en mal de tendresse, ou encore cette femme déterminée à se retrouver. Quel que soit votre profil, la dépendance affective provoque la même souffrance et la même peur panique de l’échec amoureux. Elle crée un mélange d’anxiété, de vide intérieur et d’espoir fébrile que demain tout ira mieux. Ce mal invisible peut vous faire accepter l’inacceptable, par crainte de finir seul(e). Mais rassurez-vous : ce n’est ni une fatalité ni un défaut incurable. En comprenant d’où vient la dépendance affective et comment elle fonctionne, vous pouvez briser ses chaînes – et il est urgent d’agir, car chaque jour compte.

La dépendance affective, c’est comme une drogue. Une addiction ! Il y a le drogué (le dépendant affectif), le dealer (le conjoint/la conjointe/les enfants/les meilleurs amis) et le manque (le manque affectif) après une rechute avec l’anxiété permanente de revivre ce manque. Et comme pour le manque de drogue, le schéma recommence, telle une spirale sans fin. Vous reconnaissez-vous ?
Vous sentez-vous parfois prisonnière d’un amour qui vous fait (ou qui vous a fait) autant rêver (souvent au début) que souffrir (souvent après la période de séduction) ? Ce sont très souvent des histoires qui ne durent pas et qui vous laissent un goût amer de frustration.
Le manque affectif revient et prend le contrôle de vos actes, y compris dans votre intimité. L’origine remonte à l’enfance. Mais d’où vient-il exactement ? Quelles en sont la ou les cause(s) ?
Cette anxiété de tout perdre vous ronge-t-elle au point de vous oublier vous-même ? Si oui, rassurez-vous : vous n’êtes pas la seule personne dans cette situation. Des solutions totalement personnalisées existent pour vous sortir de cette spirale.
Cet article vous aidera à mesurer votre niveau de dépendance affective grâce à un test complet, et à découvrir les solutions concrètes pour vous en libérer.
La dépendance affective est un fléau émotionnel qui touche plus de femmes qu’on ne l’imagine et peut détruire des familles entières si elle n’est pas traitée.
En tant que coach et expert international en relations sentimentales, j’ai accompagné des centaines de femmes et d’hommes à surmonter cette peur de l’abandon et à reprendre confiance en eux.
Intérêt pour vous : Dans cet article, vous trouverez un test fiable, des témoignages sincères et des conseils efficaces pour rompre ce cycle douloureux et retrouver la sérénité.



- Histoire vraie d’une dépendante affective
- Qu’est-ce que la dépendance affective ?
- Comment savoir si je suis et si je souffre de la dépendance affective ? Faites le test ✅
- Les symptômes de la dépendance affective : 10 signes qui ne trompent pas
- Les causes et origines possibles de la dépendance affective
- Les dangers de la dépendance affective (conséquences sur vous et votre couple)
- SOLUTIONS : comment sortir de la dépendance affective ? 5 étapes vers la liberté ❤️
- FAQ – Vos questions sur la dépendance affective
- Ma conclusion sur la dépendance affective

Qu’est-ce que la dépendance affective ?
La dépendance affective, ou codépendance amoureuse, désigne un besoin excessif d’amour et d’attention venant d’autrui. C’est tellement important que la personne dépendante oublie ses propres besoins. C’est comme si votre estime de soi entière dépendait du regard de l’autre.
On parle de dépendance, car à l’instar d’une drogue, l’affection de l’être aimé provoque un bien-être intense, et son absence un mal-être profond. Et le cycle se répète sans fin. Une véritable addiction !
D’ailleurs, les spécialistes parlent de trouble de la personnalité dépendante pour les formes les plus extrêmes. Selon Quentin Debray, professeur de psychiatrie et la psychologue Marlène Fouchey, environ 2 % de la population souffrirait d’une forme sévère de dépendance affective en France. Mais nous sommes tous dépendants. Tout le monde devrait connaître son degrès de dépendance et agir pour ne pas en souffrir.
Plus précisément, la dépendance affective se caractérise par un besoin excessif d’être rassuré, aimé et valorisé par une autre personne en permanence.

Mais ce qui est peu dit et tellement vrai. C’est que ce besoin excessif vous rend vulnérable aux bons vouloirs des personnes manipulatrices et perverses narcissiques. Une fois que la proie est attachée à son manipulateur, elle se soumet au bon vouloir de l’autre. Pourquoi en échange d’un « semblant d’affection » la personne dépendante se soumet ? Tout simplement parce qu’aucun drogué n’a envie d’être privé de sa dose. Aucun dépendant n’a envie de se retrouver célibataire. Et tous espèrent que la situation va s’arranger.
Le dépendant affectif a l’impression qu’il ne peut pas vivre ou être heureux seul, sans la présence ou l’approbation constante de son partenaire (ou parfois d’un parent, d’un ami proche). J’ai eu des clientes qui ne pouvaient pas passer une soirée télé seule. Elles avaient au moins besoin d’une personne au téléphone.
Autrement dit, la personne doute d’elle-même à tel point qu’elle cherche systématiquement quelqu’un pour la “prendre en charge” émotionnellement. Chaque décision, chaque action de la vie courante peut être paralysée par le manque de confiance en soi et la peur de déplaire. C’est encore plus vrai quand la personne n’a jamais vécu seule pendant au moins un an.
Non seulement le manque de confiance augmente mais, dans cette situation, une personne avec de mauvaises intentions aura ce qu’elle veut de la personne dépendante.
Votre image est très importante, vous voulez être irréprochable. Vous aimez les compliments, que vos photos personnelles soient « likées » sur les réseaux sociaux. C’est pour vous des signes d’affection.
Imaginez-vous constamment en train de vous demander : “Est-ce que je fais bien ? Que va-t-il/elle penser de moi si je fais ceci ?”. Imaginez que la simple idée de passer une soirée seul(e) vous angoisse au point d’en pleurer. Que vous acceptiez des choses qui ne vous conviennent pas juste par peur qu’on ne vous aime plus. C’est cela, vivre sous l’emprise de la dépendance affective.
À ne pas confondre : l’amour véritable et la dépendance affective (qui est de l’attachement). Bien sûr, dans toute relation amoureuse saine, il y a de l’attachement (tout le monde a des traumatismes d’enfance) et une forme d’interdépendance normale (on tient compte de l’autre, on a du chagrin s’il partait, etc.). La différence, c’est que dans un amour équilibré, chacun conserve son identité, son libre arbitre et peut faire des choses seul sans angoisse. Dans la dépendance affective, la balance est déséquilibrée : l’autre devient le centre unique de notre existence, éclipsant notre propre personne.
Quelques exemples parlants :
- Une personne dépendante affective va s’excuser constamment par peur de contrarier, même quand elle n’a rien fait de mal.
- Elle va envoyer 10 messages d’affilée si l’autre ne répond pas tout de suite, puis s’effondrer en larmes en imaginant le pire scénario.
- Elle sera très attentive à son apparence physique.
- Elle peut renoncer à une opportunité de travail dans une autre ville parce qu’elle ne supporte pas l’idée d’éloignement.
- Elle va tolérer qu’on la traite mal, du moment que l’autre ne la quitte pas.
Cette dépendance est souvent source de souffrance, autant pour la personne qui la vit (angoisses, insécurité permanente) que pour la personne qui la subit en face (le partenaire peut se sentir étouffé ou culpabilisé). C’est pourquoi il est important d’identifier ce problème pour y remédier. Et c’est justement l’objet du test que je vous propose ci-dessous. 😉
- Histoire vraie d’une dépendante affective
- Qu’est-ce que la dépendance affective ?
- Comment savoir si je suis et si je souffre de la dépendance affective ? Faites le test ✅
- Les symptômes de la dépendance affective : 10 signes qui ne trompent pas
- Les causes et origines possibles de la dépendance affective
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- FAQ – Vos questions sur la dépendance affective
- Ma conclusion sur la dépendance affective
Comment savoir si je suis et si je souffre de la dépendance affective ? Faites le test ✅
Il est temps de passer à l’action et de répondre honnêtement à ce questionnaire. Ce test psychologique va vous permettre d’y voir plus clair sur votre degré de dépendance affective au sein de votre couple et de vos relations en général. Pour chaque affirmation ci-dessous, répondez par Oui ou Non en fonction de ce que vous ressentez ou faites généralement. Notez vos réponses sur un papier ou dans un coin de votre tête (ou mieux, cochez-les mentalement).
Instructions : Soyez le plus sincère possible. Il n’y a pas de « bonne » ou « mauvaise » réponse – ce test est pour vous, afin de vous aider. Si une affirmation correspond à votre comportement ou ressenti la plupart du temps, répondez Oui. Si ce n’est pas le cas (rarement ou jamais), répondez Non.
Prêt ? C’est parti, cliquez sur le bouton :
Quel que soit votre résultat, souvenez-vous que la dépendance affective n’est pas une fatalité. Il ne s’agit pas de vous coller une étiquette immuable, mais bien de prendre conscience de certains comportements et d’entamer un cheminement pour les changer. Dans les sections suivantes, nous allons justement explorer les symptômes en détail, pour bien comprendre de quoi on parle, puis les causes (pourquoi devient-on comme ça), et surtout les solutions pour aller mieux.
Un dernier mot sur le test : Ce questionnaire n’a pas valeur de diagnostic médical, mais il reflète des tendances courantes. Si vous avez répondu en étant sincère, il devrait vous donner une image assez fidèle de votre situation émotionnelle. N’hésitez pas à le refaire après quelques mois de travail sur vous, pour voir vos progrès !
Maintenant, décortiquons ensemble ces fameux signes de la dépendance affective. Vous allez peut-être vous reconnaître dans certains que vous n’aviez pas identifiés.



- Histoire vraie d’une dépendante affective
- Qu’est-ce que la dépendance affective ?
- Comment savoir si je suis et si je souffre de la dépendance affective ? Faites le test ✅
- Les symptômes de la dépendance affective : 10 signes qui ne trompent pas
- Les causes et origines possibles de la dépendance affective
- Les dangers de la dépendance affective (conséquences sur vous et votre couple)
- SOLUTIONS : comment sortir de la dépendance affective ? 5 étapes vers la liberté ❤️
- FAQ – Vos questions sur la dépendance affective
- Ma conclusion sur la dépendance affective
Les symptômes de la dépendance affective : 10 signes qui ne trompent pas
Quels comportements ou ressentis trahissent une dépendance affective ?
Voici 10 signes révélateurs. Plus vous en cumulez, plus la dépendance est forte.
1. La peur omniprésente de l’abandon
C’est LA CARACTÉRISTIQUE PRINCIPALE de la dépendance affective. Une angoisse viscérale d’être quitté(e) ou de ne pas être aimé(e). Elle peut venir de loin (blessure d’enfance, abandon réel ou symbolique). Concrètement, cela se traduit par un stress intense dès que l’autre prend de la distance, ou parfois sans raison apparente (par ex, vous imaginez souvent le scénario où il/elle vous annonce que c’est fini). Cette peur peut vous pousser à tout faire pour éviter l’abandon, quitte à nier vos propres besoins. Ironiquement, c’est souvent en voulant trop retenir l’autre qu’on finit par le perdre, car la relation devient étouffante.
POUR VOUS, il est important de connaître les causes de cette blessure d’abandon dans votre vie. C’est essentiel pour évoluer. Se connaître et se comprendre vous permet d’avancer. Comment ? J’en reparle plus bas, dans les solutions.
2. Un besoin constant d’attention et de l’approbation de l’autre
Le dépendant affectif a un “réservoir affectif” percé : il faut sans cesse le remplir de preuves d’amour, d’attention, de compliments… sans quoi rapidement il se sent vide ou doute de lui. C’est même très impressionnant !!! Si ce n’est pas le conjoint, vous allez vous rapprocher de vos enfants (au risque de les étouffer) ou de vos animaux de compagnie. Dans le cadre d’une rupture, le grand dépendant (plus chez l’homme que chez la femme) recommencera une histoire parfois 24h ou 48h après la précédente. Vous réclamez peut-être souvent des “tu m’aimes ?” ou vous avez besoin qu’il/elle montre publiquement qu’il tient à vous. Un jour sans message tendre et c’est le drame intérieur. Ce besoin inextinguible de réassurance fatigue autant la personne qui l’éprouve que le partenaire qui doit y répondre.
3. Difficulté à prendre des décisions seul(e)
J’ai constaté que cette situation est amplifiée si la personne n’a jamais vécu un an toute seule (vous avez quitté vos parents pour vivre rapidement avec votre conjoint). Décider quelque chose sans demander l’avis ou l’approbation de l’être aimé vous est difficile. Cela peut être des décisions importantes (changer de travail, choisir un appart ensemble) comme triviales (acheter un vêtement, choisir le menu du dîner). Vous doutez de vos propres choix et vous déléguez votre pouvoir de décision à l’autre, car s’il valide, c’est que c’est bon. Ce signe traduit un manque de confiance en votre jugement, et place le partenaire en position de “guide” ou de “parent”, renforçant votre dépendance.
J’ai aussi constaté que cela peut entraîner un gros clash dans la relation entre 30 et 45 ans. D’un seul coup, la femme peut avoir envie de repousser le conjoint (et les enfants) pour vivre sa vie. Parfois, elle considère que son couple est terminé. C’est une situation qui peut s’arranger mais elle doit être traitée au plus vite avant qu’il ne soit trop tard.
4. Sacrifice de soi et soumission
Cette situation est toujours présente. Elle est encore plus destructrice si votre conjoint est manipulateur ou pervers narcissique. Vous avez tendance à dire “oui à tout” pour faire plaisir, même quand cela vous coûte ou vous blesse (y compris dans la sexualité qui sera peu épanouie). Vous pouvez accepter des choses contraires à vos valeurs ou à vos envies profondes, par peur de décevoir. Par exemple, vous allez accepter de déménager loin de votre famille parce que l’autre le veut, sans prendre en compte votre propre tristesse. Ou vous pliez sur des sujets importants (enfants, mariage, etc.) dans le sens de l’autre sans vraiment discuter. Vous pouvez aussi vous suradapter : devenir celle/celui que l’autre veut que vous soyez. Faire cela est un gros manque vis-à-vis de vous. Le problème, c’est qu’à force de s’oublier, on perd le respect de soi, et souvent le respect de l’autre aussi (car se sacrifier trop peut paradoxalement mener l’autre à vous estimer moins, comme l’explique le Dr Schneider : à trop en faire, on finit exploité et non respecté).
5. Jalousie excessive et possessivité
La dépendance s’accompagne souvent d’une jalousie maladive ou du moins d’une surveillance constante. Cela s’explique par la peur de perdre « sa source d’affection », (son « dealer »). Vous ne supportez pas l’idée que votre partenaire puisse trouver de l’intérêt à quelqu’un d’autre. Vous vous comparez aux potentielles “rivales” ou “rivaux”. Le moindre regard qu’il/elle porte sur autrui vous pique au vif. Vous pouvez fouiller son téléphone, stalker ses ex sur les réseaux, ou éprouver une anxiété forte quand il/elle sort sans vous. Ce n’est pas tant un manque de confiance en l’autre (parfois si), mais surtout un reflet de votre insécurité intérieure. Vous craignez de ne pas être assez bien, donc que l’autre trouve mieux ailleurs et vous abandonne.
6. Incapacité à être bien lorsque vous êtes seul(e)
Quand votre partenaire n’est pas là, que ça soit juste au travail pour la journée, un week-end entre amis ou même s’il vous a quitté. Pour certaines d’entre vous, une absence de 2h sans nouvelle et vous ne vous sentez pas entière. Un profond malaise vous envahit.
Vous ne savez plus quoi faire, vous broyez du noir, vous avez l’impression de “ne pas exister”. La solitude est vécue comme une torture, une sorte de vertige de l’abandon. Cela va au-delà de l’ennui : c’est une angoisse, un sentiment d’impuissance (comme un enfant perdu sans ses parents). Ce symptôme indique que vous avez du mal à vous suffire à vous-même émotionnellement, et que vous avez remis votre bonheur dans les mains de l’autre.
7. Quête permanente de validation extérieure
Votre estime de vous dépend entièrement du regard de l’être aimé (voire aussi des autres en général et les tendances de la mode). Si votre partenaire vous complimente, vous vous sentez bien ; s’il vous critique ou est juste indifférent, vous vous sentez nul(le). Pouvez-vous imaginer mettre une photo de vous sur un réseau social sans qu’elle ne reçoive un seul « like » ? Comment le vivez-vous ? Vous changez votre tenue s’il/elle la désapprouve, vous cherchez toujours à savoir “est-ce qu’il/elle est fier de moi ?”. Vous n’avez pas de validation interne solide, tout passe par l’extérieur. C’est pour cela que vous pouvez avoir du mal à exprimer un désaccord ou un souhait personnel. La peur de ne plus être validé prime. En fonctionnant ainsi, vous perdez votre libre arbitre.
8. Dépendance à la relation au point de négliger tout le reste
Vos amis vous disent peut-être qu’on ne vous voit plus. Vos passions d’avant (sport, art, etc.) ont été mises de côté. Votre univers personnel s’est réduit comme peau de chagrin au profit de l’univers commun du couple. Au départ, c’est souvent par enthousiasme amoureux (“fusion passionnelle”), mais dans la dépendance cela ne se rééquilibre jamais. Au fil du temps, vous devenez complètement focalisé sur la relation. Ce déséquilibre fait que si la relation vacille, tout votre univers s’écroule, puisque vous n’avez plus d’autres piliers sur lesquels compter (amis, activités épanouissantes seules…).
9. Tendance à enchaîner les relations sans pause
Lorsqu’une relation se termine, au lieu de prendre du temps pour vous reconstruire, vous ressentez une panique du vide telle que vous recherchez aussitôt quelqu’un d’autre. J’ai eu des clientes qui cherchaient des relations sur des sites de rencontre pour une nuit (obtenir la dose d’affection), puis ressentaient le manque au petit matin et recommençaient la recherche en début d’après-midi. Quand elles ont compris qu’elles se détruisaient, elles m’ont appelé.
Quitte à vous lancer dans une relation “pansement” qui n’est pas forcément saine ou bien choisie, juste pour ne pas être seul. Ce besoin urgent de remplacement est un signe fort de dépendance : on ne conçoit pas de s’auto-suffire ne serait-ce que quelques semaines. Cela peut entraîner un choix précipité d’un partenaire pas idéal et parfois retomber dans le même schéma (voire pire).
10. Faible estime de soi et croyances limitantes sur soi-même
Au fond de vous, vous avez souvent un dialogue interne très négatif : “Je ne mérite pas d’être aimé(e)”, “Je suis nul(le)”, “Je ne peux rien faire tout seul(e)”. Ces pensées, parfois inconscientes, alimentent la dépendance car elles vous font croire que sans l’autre vous n’êtes rien. Elles peuvent provenir de votre histoire (éducation, ex-relations). Le résultat, c’est que vous survalorisez l’autre et vous vous dévalorisez. Vous placez l’autre sur un piédestal et vous vous voyez en bas, comme quelqu’un qui doit s’accrocher pour être gardé. Cette auto-persuasion négative renforce tous les comportements précédents.
Combien de ces signes avez-vous repérés chez vous ?
Si vous vous reconnaissez dans beaucoup de ces points, ne vous accablez pas. Il s’agit avant tout de mettre de la conscience sur des mécanismes. Vous n’êtes pas “faible” ou “fou”, vous réagissez selon un schéma appris et ancré. La bonne nouvelle, c’est qu’un schéma, ça peut se désapprendre et se reconstruire différemment. 💡
À savoir : La psychologie officielle dresse 8 critères pour diagnostiquer un trouble de la personnalité dépendante (J’en ai rajouté deux pour être complet). Il faut en réunir au moins 5 pour parler de trouble. Mais même sans aller jusqu’au trouble pathologique, le simple fait de souffrir de certains de ces symptômes justifie d’y prêter attention. Ce n’est pas parce qu’on n’est pas “malade” au sens clinique qu’on ne mérite pas d’aller mieux !
Maintenant que vous voyez plus clairement les manifestations de la dépendance affective, vous vous demandez peut-être : “Mais pourquoi suis-je comme ça ? Qu’est-ce qui m’a rendu si avide d’amour au point d’en être dépendant ?”. Excellente question – comprendre les causes va vous aider à déculpabiliser et à identifier sur quoi travailler.