Patrick Muller Coach

Dépendance affective : test complet-conseils-solutions En souffrez-vous ? Comment vous en libérer ?

Marie resserre sa couette autour d’elle, le cœur serré. Il est minuit passé et son téléphone reste obstinément silencieux. Son partenaire n’a pas répondu à son dernier message. Dans sa tête, un tourbillon d’angoisses : « Suis-je en train de le perdre ? Que vais-je faire s’il me quitte ? » Elle repense à la journée, aux efforts déployés pour lui faire plaisir malgré sa fatigue de maman épuisée. Marie se sent vide sans un signe d’amour, prisonnière d’une dépendance affective qui la ronge chaque jour. Elle craint de ne pas être assez bien, peur de l’abandon. Cette angoisse l’empêche de fermer l’œil. Elle sait au fond d’elle que quelque chose doit changer, et vite, sinon elle risque de tout perdre, y compris elle-même.

Le lendemain après une nuit courte, Marie prend la décision de se prendre en main. "Ce n'est plus possible d'être si mal, de décendre si bas à chaque fois." se dit-elle. Des solutions doivent exiter. Après une recherche, elle tombe sur le site de Patrick Muller. Elle effectue le test. Lee résultat tombe sans appel. 56% de dépendance affective. Ce chiffre confirme et assome Marie. C'est trop de souffrance ! Il est temps que cela change. Parmi les solutions proposées par Patrick Muller, le plan d'action a toute son attention : réponse rapide, petit budget, une analyse des évènements de sa vie, des conséquences sur son comportement et des conseils pertinents pour atténuer sa douleur. Un vrai mode d'emploi complet et totalement personnalisé à la vie de Marie. C'est exactement ce qui lui convenait.

A sa lecture, ce fut une vraie révélation. Chaque phrase résonnait en elle. Chaque phrase confirmait ce qu'elle pensait. Chaque phrase lui permettait de comprendre son comportement. L'application des conseils a été facile. Sa souffrance a diminué et sa relation s'est améliorée : moins de frustrations et de tensions, plus de compréhension et de complicité.

Que vous vous reconnaissiez en Marie ou non, peut-être ressentez-vous, vous aussi, ce besoin viscéral d’être aimé(e) à tout prix. Peut-être êtes-vous cette maman exténuée en quête d’amour, cette femme silencieuse au bord de la rupture, cette indépendante en mal de tendresse, ou encore cette femme déterminée à se retrouver. Quel que soit votre profil, la dépendance affective provoque la même souffrance et la même peur panique de l’échec amoureux. Elle crée un mélange d’anxiété, de vide intérieur et d’espoir fébrile que demain tout ira mieux. Ce mal invisible peut vous faire accepter l’inacceptable, par crainte de finir seul(e). Mais rassurez-vous : ce n’est ni une fatalité ni un défaut incurable. En comprenant d’où vient la dépendance affective et comment elle fonctionne, vous pouvez briser ses chaînes – et il est urgent d’agir, car chaque jour compte.

La dépendance affective, c’est comme une drogue. Une addiction ! Il y a le drogué (le dépendant affectif), le dealer (le conjoint/la conjointe/les enfants/les meilleurs amis) et le manque (le manque affectif) après une rechute avec l’anxiété permanente de revivre ce manque. Et comme pour le manque de drogue, le schéma recommence, telle une spirale sans fin. Vous reconnaissez-vous ?

Vous sentez-vous parfois prisonnière d’un amour qui vous fait (ou qui vous a fait) autant rêver (souvent au début) que souffrir (souvent après la période de séduction) ? Ce sont très souvent des histoires qui ne durent pas et qui vous laissent un goût amer de frustration.

Le manque affectif revient et prend le contrôle de vos actes, y compris dans votre intimité. L’origine remonte à l’enfance. Mais d’où vient-il exactement ? Quelles en sont la ou les cause(s) ?

Cette anxiété de tout perdre vous ronge-t-elle au point de vous oublier vous-même ? Si oui, rassurez-vous : vous n’êtes pas la seule personne dans cette situation. Des solutions totalement personnalisées existent pour vous sortir de cette spirale.

Cet article vous aidera à mesurer votre niveau de dépendance affective grâce à un test complet, et à découvrir les solutions concrètes pour vous en libérer.

La dépendance affective est un fléau émotionnel qui touche plus de femmes qu’on ne l’imagine et peut détruire des familles entières si elle n’est pas traitée.

En tant que coach et expert international en relations sentimentales, j’ai accompagné des centaines de femmes et d’hommes à surmonter cette peur de l’abandon et à reprendre confiance en eux.

Intérêt pour vous : Dans cet article, vous trouverez un test fiable, des témoignages sincères et des conseils efficaces pour rompre ce cycle douloureux et retrouver la sérénité.

Qu’est-ce que la dépendance affective ?

La dépendance affective, ou codépendance amoureuse, désigne un besoin excessif d’amour et d’attention venant d’autrui. C’est tellement important que la personne dépendante oublie ses propres besoins. C’est comme si votre estime de soi entière dépendait du regard de l’autre.

On parle de dépendance, car à l’instar d’une drogue, l’affection de l’être aimé provoque un bien-être intense, et son absence un mal-être profond. Et le cycle se répète sans fin. Une véritable addiction !

D’ailleurs, les spécialistes parlent de trouble de la personnalité dépendante pour les formes les plus extrêmes. Selon Quentin Debray, professeur de psychiatrie et la psychologue Marlène Fouchey, environ 2 % de la population souffrirait d’une forme sévère de dépendance affective en France. Mais nous sommes tous dépendants. Tout le monde devrait connaître son degrès de dépendance et agir pour ne pas en souffrir.

Plus précisément, la dépendance affective se caractérise par un besoin excessif d’être rassuré, aimé et valorisé par une autre personne en permanence.

Mais ce qui est peu dit et tellement vrai. C’est que ce besoin excessif vous rend vulnérable aux bons vouloirs des personnes manipulatrices et perverses narcissiques. Une fois que la proie est attachée à son manipulateur, elle se soumet au bon vouloir de l’autre. Pourquoi en échange d’un « semblant d’affection » la personne dépendante se soumet ? Tout simplement parce qu’aucun drogué n’a envie d’être privé de sa dose. Aucun dépendant n’a envie de se retrouver célibataire. Et tous espèrent que la situation va s’arranger.

Le dépendant affectif a l’impression qu’il ne peut pas vivre ou être heureux seul, sans la présence ou l’approbation constante de son partenaire (ou parfois d’un parent, d’un ami proche). J’ai eu des clientes qui ne pouvaient pas passer une soirée télé seule. Elles avaient au moins besoin d’une personne au téléphone.

Autrement dit, la personne doute d’elle-même à tel point qu’elle cherche systématiquement quelqu’un pour la “prendre en charge” émotionnellement. Chaque décision, chaque action de la vie courante peut être paralysée par le manque de confiance en soi et la peur de déplaire. C’est encore plus vrai quand la personne n’a jamais vécu seule pendant au moins un an.

Non seulement le manque de confiance augmente mais, dans cette situation, une personne avec de mauvaises intentions aura ce qu’elle veut de la personne dépendante.

Votre image est très importante, vous voulez être irréprochable. Vous aimez les compliments, que vos photos personnelles soient « likées » sur les réseaux sociaux. C’est pour vous des signes d’affection.

Imaginez-vous constamment en train de vous demander : “Est-ce que je fais bien ? Que va-t-il/elle penser de moi si je fais ceci ?”. Imaginez que la simple idée de passer une soirée seul(e) vous angoisse au point d’en pleurer. Que vous acceptiez des choses qui ne vous conviennent pas juste par peur qu’on ne vous aime plus. C’est cela, vivre sous l’emprise de la dépendance affective.

À ne pas confondre : l’amour véritable et la dépendance affective (qui est de l’attachement). Bien sûr, dans toute relation amoureuse saine, il y a de l’attachement (tout le monde a des traumatismes d’enfance) et une forme d’interdépendance normale (on tient compte de l’autre, on a du chagrin s’il partait, etc.). La différence, c’est que dans un amour équilibré, chacun conserve son identité, son libre arbitre et peut faire des choses seul sans angoisse. Dans la dépendance affective, la balance est déséquilibrée : l’autre devient le centre unique de notre existence, éclipsant notre propre personne.

Quelques exemples parlants :

  • Une personne dépendante affective va s’excuser constamment par peur de contrarier, même quand elle n’a rien fait de mal.
  • Elle va envoyer 10 messages d’affilée si l’autre ne répond pas tout de suite, puis s’effondrer en larmes en imaginant le pire scénario.
  • Elle sera très attentive à son apparence physique.
  • Elle peut renoncer à une opportunité de travail dans une autre ville parce qu’elle ne supporte pas l’idée d’éloignement.
  • Elle va tolérer qu’on la traite mal, du moment que l’autre ne la quitte pas.

Cette dépendance est souvent source de souffrance, autant pour la personne qui la vit (angoisses, insécurité permanente) que pour la personne qui la subit en face (le partenaire peut se sentir étouffé ou culpabilisé). C’est pourquoi il est important d’identifier ce problème pour y remédier. Et c’est justement l’objet du test que je vous propose ci-dessous. 😉

Comment savoir si je suis et si je souffre de la dépendance affective ? Faites le test ✅

Il est temps de passer à l’action et de répondre honnêtement à ce questionnaire. Ce test psychologique va vous permettre d’y voir plus clair sur votre degré de dépendance affective au sein de votre couple et de vos relations en général. Pour chaque affirmation ci-dessous, répondez par Oui ou Non en fonction de ce que vous ressentez ou faites généralement. Notez vos réponses sur un papier ou dans un coin de votre tête (ou mieux, cochez-les mentalement).

Instructions : Soyez le plus sincère possible. Il n’y a pas de « bonne » ou « mauvaise » réponse – ce test est pour vous, afin de vous aider. Si une affirmation correspond à votre comportement ou ressenti la plupart du temps, répondez Oui. Si ce n’est pas le cas (rarement ou jamais), répondez Non.

Prêt ? C’est parti, cliquez sur le bouton :

Quel que soit votre résultat, souvenez-vous que la dépendance affective n’est pas une fatalité. Il ne s’agit pas de vous coller une étiquette immuable, mais bien de prendre conscience de certains comportements et d’entamer un cheminement pour les changer. Dans les sections suivantes, nous allons justement explorer les symptômes en détail, pour bien comprendre de quoi on parle, puis les causes (pourquoi devient-on comme ça), et surtout les solutions pour aller mieux.

Un dernier mot sur le test : Ce questionnaire n’a pas valeur de diagnostic médical, mais il reflète des tendances courantes. Si vous avez répondu en étant sincère, il devrait vous donner une image assez fidèle de votre situation émotionnelle. N’hésitez pas à le refaire après quelques mois de travail sur vous, pour voir vos progrès !

Maintenant, décortiquons ensemble ces fameux signes de la dépendance affective. Vous allez peut-être vous reconnaître dans certains que vous n’aviez pas identifiés.

Les symptômes de la dépendance affective : 10 signes qui ne trompent pas

Quels comportements ou ressentis trahissent une dépendance affective ?

Voici 10 signes révélateurs. Plus vous en cumulez, plus la dépendance est forte.

1. La peur omniprésente de l’abandon

C’est LA CARACTÉRISTIQUE PRINCIPALE de la dépendance affective. Une angoisse viscérale d’être quitté(e) ou de ne pas être aimé(e). Elle peut venir de loin (blessure d’enfance, abandon réel ou symbolique). Concrètement, cela se traduit par un stress intense dès que l’autre prend de la distance, ou parfois sans raison apparente (par ex, vous imaginez souvent le scénario où il/elle vous annonce que c’est fini). Cette peur peut vous pousser à tout faire pour éviter l’abandon, quitte à nier vos propres besoins. Ironiquement, c’est souvent en voulant trop retenir l’autre qu’on finit par le perdre, car la relation devient étouffante.

POUR VOUS, il est important de connaître les causes de cette blessure d’abandon dans votre vie. C’est essentiel pour évoluer. Se connaître et se comprendre vous permet d’avancer. Comment ? J’en reparle plus bas, dans les solutions.

2. Un besoin constant d’attention et de l’approbation de l’autre

Le dépendant affectif a un “réservoir affectif” percé : il faut sans cesse le remplir de preuves d’amour, d’attention, de compliments… sans quoi rapidement il se sent vide ou doute de lui. C’est même très impressionnant !!! Si ce n’est pas le conjoint, vous allez vous rapprocher de vos enfants (au risque de les étouffer) ou de vos animaux de compagnie. Dans le cadre d’une rupture, le grand dépendant (plus chez l’homme que chez la femme) recommencera une histoire parfois 24h ou 48h après la précédente. Vous réclamez peut-être souvent des “tu m’aimes ?” ou vous avez besoin qu’il/elle montre publiquement qu’il tient à vous. Un jour sans message tendre et c’est le drame intérieur. Ce besoin inextinguible de réassurance fatigue autant la personne qui l’éprouve que le partenaire qui doit y répondre.

3. Difficulté à prendre des décisions seul(e)

J’ai constaté que cette situation est amplifiée si la personne n’a jamais vécu un an toute seule (vous avez quitté vos parents pour vivre rapidement avec votre conjoint). Décider quelque chose sans demander l’avis ou l’approbation de l’être aimé vous est difficile. Cela peut être des décisions importantes (changer de travail, choisir un appart ensemble) comme triviales (acheter un vêtement, choisir le menu du dîner). Vous doutez de vos propres choix et vous déléguez votre pouvoir de décision à l’autre, car s’il valide, c’est que c’est bon. Ce signe traduit un manque de confiance en votre jugement, et place le partenaire en position de “guide” ou de “parent”, renforçant votre dépendance.

J’ai aussi constaté que cela peut entraîner un gros clash dans la relation entre 30 et 45 ans. D’un seul coup, la femme peut avoir envie de repousser le conjoint (et les enfants) pour vivre sa vie. Parfois, elle considère que son couple est terminé. C’est une situation qui peut s’arranger mais elle doit être traitée au plus vite avant qu’il ne soit trop tard.

4. Sacrifice de soi et soumission

Cette situation est toujours présente. Elle est encore plus destructrice si votre conjoint est manipulateur ou pervers narcissique. Vous avez tendance à dire “oui à tout” pour faire plaisir, même quand cela vous coûte ou vous blesse (y compris dans la sexualité qui sera peu épanouie). Vous pouvez accepter des choses contraires à vos valeurs ou à vos envies profondes, par peur de décevoir. Par exemple, vous allez accepter de déménager loin de votre famille parce que l’autre le veut, sans prendre en compte votre propre tristesse. Ou vous pliez sur des sujets importants (enfants, mariage, etc.) dans le sens de l’autre sans vraiment discuter. Vous pouvez aussi vous suradapter : devenir celle/celui que l’autre veut que vous soyez. Faire cela est un gros manque vis-à-vis de vous. Le problème, c’est qu’à force de s’oublier, on perd le respect de soi, et souvent le respect de l’autre aussi (car se sacrifier trop peut paradoxalement mener l’autre à vous estimer moins, comme l’explique le Dr Schneider : à trop en faire, on finit exploité et non respecté).

5. Jalousie excessive et possessivité

La dépendance s’accompagne souvent d’une jalousie maladive ou du moins d’une surveillance constante. Cela s’explique par la peur de perdre « sa source d’affection », (son « dealer »). Vous ne supportez pas l’idée que votre partenaire puisse trouver de l’intérêt à quelqu’un d’autre. Vous vous comparez aux potentielles “rivales” ou “rivaux”. Le moindre regard qu’il/elle porte sur autrui vous pique au vif. Vous pouvez fouiller son téléphone, stalker ses ex sur les réseaux, ou éprouver une anxiété forte quand il/elle sort sans vous. Ce n’est pas tant un manque de confiance en l’autre (parfois si), mais surtout un reflet de votre insécurité intérieure. Vous craignez de ne pas être assez bien, donc que l’autre trouve mieux ailleurs et vous abandonne.

6. Incapacité à être bien lorsque vous êtes seul(e)

Quand votre partenaire n’est pas là, que ça soit juste au travail pour la journée, un week-end entre amis ou même s’il vous a quitté. Pour certaines d’entre vous, une absence de 2h sans nouvelle et vous ne vous sentez pas entière. Un profond malaise vous envahit.

Vous ne savez plus quoi faire, vous broyez du noir, vous avez l’impression de “ne pas exister”. La solitude est vécue comme une torture, une sorte de vertige de l’abandon. Cela va au-delà de l’ennui : c’est une angoisse, un sentiment d’impuissance (comme un enfant perdu sans ses parents). Ce symptôme indique que vous avez du mal à vous suffire à vous-même émotionnellement, et que vous avez remis votre bonheur dans les mains de l’autre.

7. Quête permanente de validation extérieure

Votre estime de vous dépend entièrement du regard de l’être aimé (voire aussi des autres en général et les tendances de la mode). Si votre partenaire vous complimente, vous vous sentez bien ; s’il vous critique ou est juste indifférent, vous vous sentez nul(le). Pouvez-vous imaginer mettre une photo de vous sur un réseau social sans qu’elle ne reçoive un seul « like » ? Comment le vivez-vous ? Vous changez votre tenue s’il/elle la désapprouve, vous cherchez toujours à savoir “est-ce qu’il/elle est fier de moi ?”. Vous n’avez pas de validation interne solide, tout passe par l’extérieur. C’est pour cela que vous pouvez avoir du mal à exprimer un désaccord ou un souhait personnel. La peur de ne plus être validé prime. En fonctionnant ainsi, vous perdez votre libre arbitre.

8. Dépendance à la relation au point de négliger tout le reste

Vos amis vous disent peut-être qu’on ne vous voit plus. Vos passions d’avant (sport, art, etc.) ont été mises de côté. Votre univers personnel s’est réduit comme peau de chagrin au profit de l’univers commun du couple. Au départ, c’est souvent par enthousiasme amoureux (“fusion passionnelle”), mais dans la dépendance cela ne se rééquilibre jamais. Au fil du temps, vous devenez complètement focalisé sur la relation. Ce déséquilibre fait que si la relation vacille, tout votre univers s’écroule, puisque vous n’avez plus d’autres piliers sur lesquels compter (amis, activités épanouissantes seules…).

9. Tendance à enchaîner les relations sans pause

Lorsqu’une relation se termine, au lieu de prendre du temps pour vous reconstruire, vous ressentez une panique du vide telle que vous recherchez aussitôt quelqu’un d’autre. J’ai eu des clientes qui cherchaient des relations sur des sites de rencontre pour une nuit (obtenir la dose d’affection), puis ressentaient le manque au petit matin et recommençaient la recherche en début d’après-midi. Quand elles ont compris qu’elles se détruisaient, elles m’ont appelé.

Quitte à vous lancer dans une relation “pansement” qui n’est pas forcément saine ou bien choisie, juste pour ne pas être seul. Ce besoin urgent de remplacement est un signe fort de dépendance : on ne conçoit pas de s’auto-suffire ne serait-ce que quelques semaines. Cela peut entraîner un choix précipité d’un partenaire pas idéal et parfois retomber dans le même schéma (voire pire).

10. Faible estime de soi et croyances limitantes sur soi-même

Au fond de vous, vous avez souvent un dialogue interne très négatif : “Je ne mérite pas d’être aimé(e)”, “Je suis nul(le)”, “Je ne peux rien faire tout seul(e)”. Ces pensées, parfois inconscientes, alimentent la dépendance car elles vous font croire que sans l’autre vous n’êtes rien. Elles peuvent provenir de votre histoire (éducation, ex-relations). Le résultat, c’est que vous survalorisez l’autre et vous vous dévalorisez. Vous placez l’autre sur un piédestal et vous vous voyez en bas, comme quelqu’un qui doit s’accrocher pour être gardé. Cette auto-persuasion négative renforce tous les comportements précédents.

Combien de ces signes avez-vous repérés chez vous ?

Si vous vous reconnaissez dans beaucoup de ces points, ne vous accablez pas. Il s’agit avant tout de mettre de la conscience sur des mécanismes. Vous n’êtes pas “faible” ou “fou”, vous réagissez selon un schéma appris et ancré. La bonne nouvelle, c’est qu’un schéma, ça peut se désapprendre et se reconstruire différemment. 💡

À savoir : La psychologie officielle dresse 8 critères pour diagnostiquer un trouble de la personnalité dépendante (J’en ai rajouté deux pour être complet). Il faut en réunir au moins 5 pour parler de trouble. Mais même sans aller jusqu’au trouble pathologique, le simple fait de souffrir de certains de ces symptômes justifie d’y prêter attention. Ce n’est pas parce qu’on n’est pas “malade” au sens clinique qu’on ne mérite pas d’aller mieux !

Maintenant que vous voyez plus clairement les manifestations de la dépendance affective, vous vous demandez peut-être : “Mais pourquoi suis-je comme ça ? Qu’est-ce qui m’a rendu si avide d’amour au point d’en être dépendant ?”. Excellente question – comprendre les causes va vous aider à déculpabiliser et à identifier sur quoi travailler.

Les causes et origines possibles de la dépendance affective

La dépendance affective ne naît pas par magie du jour au lendemain. C’est généralement le fruit d’une histoire personnelle et de facteurs psychologiques précis. Voici les causes les plus fréquentes qui peuvent expliquer l’installation d’une dépendance affective.

  • Une blessure d’enfance : la peur de l’abandon
    C’EST LA CAUSE PRINCIPALE. Souvent, à la racine, on trouve PLUSIEURS traumatismes ou manques affectifs dans l’enfance. Par exemple, un parent qui est parti (divorce mal vécu, décès, abandon pur et simple) ou au contraire un parent très présent puis brusquement distant. Mais il peut y avoir d’autres exemples (par exemple le travail des parents, être né prématuré, avoir été mis sous couveuse, etc.). L’enfant intérieur en vous a intégré l’idée : “Ceux que j’aime peuvent disparaître, et si ça arrive, c’est ma faute ou je ne m’en remettrai pas”. Ainsi naît une angoisse d’abandon qui vous suit à l’âge adulte. Même si rationnellement vous savez que votre partenaire actuel n’a rien à voir avec votre parent, émotionnellement la peur irrationnelle reste et se transfère sur lui/elle. La moindre distance ravive cette vieille angoisse, comme si l’histoire allait se répéter. La blessure de l’abandon fait partie des 5 blessures de l’âme (théorisées par Lise Bourbeau) et cause ce genre de comportement de dépendance chez ceux qui en souffrent.
    Les solutions que je propose plus bas vous permettront d’obtenir la liste complète des évènements.

  • Un schéma familial de dépendance
    Parfois, ce sont vos modèles qui vous ont involontairement appris la dépendance. Si, par exemple, vous avez vu l’un de vos parents toujours dans l’attente de l’amour de l’autre, ou dans la soumission, vous avez pu inconsciemment enregistrer que “aimer, c’est ça”. Les enfants absorbent beaucoup par mimétisme. Une mère qui sacrifie tout pour son mari et ne vit qu’à travers lui, un père accroché à sa femme au point de tout accepter : voilà des scénarios qui peuvent marquer. À l’inverse, des parents très fusionnels qui ne laissent aucune autonomie peuvent aussi provoquer cela : l’enfant n’a pas appris l’indépendance, il reproduira ce besoin de fusion plus tard. On parle parfois de codépendance transgénérationnelle : on répète les patterns relationnels qu’on a connus.
    Si vous faites un travail personnel, vous pouvez casser ce schéma familial.

  • Un manque d’estime de soi / insécurité affective
    C’est à la fois une cause et une conséquence. Beaucoup de dépendants affectifs ont, avant même la relation de couple, une estime d’eux fragilisée. Cela peut venir de critiques subies durant l’enfance, de harcèlement scolaire, ou de toute autre expérience qui a imprimé “je ne vaux pas grand-chose”. Du coup, quand quelqu’un les aime, c’est comme une validation inespérée : “Enfin quelqu’un m’apprécie, moi qui ne m’aime pas beaucoup”. Et on s’y accroche de toutes ses forces, par peur que cette “chance” disparaisse. L’amour de l’autre devient le palliatif d’un amour de soi défaillant. Tant que vous ne vous aimez pas suffisamment, vous serez tenté de combler ce vide par l’amour extérieur. Cela crée une dépendance, car vous n’avez pas de ressources intérieures pour vous rassurer.
    Le manque d’estime crée principalement une blessure d’humiliation et parfois une blessure de non-reconnaissance. Comme vous vous en doutez, la blessure d’abandon n’est pas la seule. Un être humain est complexe : il a toujours plusieurs blessures (entre 4 et 7 selon mon expérience).

  • Des expériences amoureuses douloureuses
    On peut devenir dépendant après coup, pour donner suite à une relation marquante. Par exemple, si vous avez été follement amoureux d’une personne qui vous a quitté brutalement sans explication, l’abandon a pu intensifier votre peur et votre dépendance dans la relation suivante. Ou si vous avez subi une relation avec un pervers narcissique qui vous a isolé et rabaissé, vous en sortez avec une estime en miettes et la croyance que vous avez besoin de quelqu’un (souvent le PN inculque à sa victime qu’elle n’est rien sans lui). Ainsi, la relation toxique passée laisse des séquelles qui se traduisent par une dépendance accrue ensuite.
    La bonne nouvelle, si c’est votre premier abandon, comme vous le vivez à l’âge adulte, il est moins douloureux et la blessure est moins marquée. Par contre, si vous avez une blessure d’abandon importante, toute rupture (y compris un licenciement) sera très douloureuse.

  • Une personnalité anxieuse ou un attachement “insécure”
    Du côté plus inné/psychologique, certaines personnes sont de nature plus anxieuse ou ont un style d’attachement anxieux-ambivalent (selon la théorie de l’attachement de Bowlby). Cela signifie qu’enfant, leur figure d’attachement (souvent la mère) était imprévisible – parfois aimante, parfois absente – ce qui a créé de l’anxiété. Adulte, elles reproduisent cela dans le couple : elles aiment passionnément mais sont dans la peur constante de la perte. C’est comme un câblage émotionnel hyper-sensible. Ces personnes peuvent devenir plus facilement dépendantes car leur niveau d’anxiété de base est élevé. À l’inverse, ceux qui ont un attachement sécure (enfance stable) auront plus de facilité à être autonomes en amour. Note : Ce n’est pas figé, on peut passer d’un attachement insécure à plus sécure en travaillant sur soi.

  • Un besoin de combler un vide intérieur
    Parfois, la dépendance affective survient parce qu’il y a un vide, un manque de sens dans sa propre vie. Par exemple, une personne qui ne sait pas trop qui elle est, ce qu’elle veut faire de sa vie, peut se “jeter” à corps perdu dans la relation amoureuse pour y trouver une identité. “Je suis la copine de X, c’est ça ma valeur.” L’amour devient un but en soi parce que, en dehors, la personne se sent perdue ou inutile. Ce phénomène peut se voir chez des gens qui, par ailleurs, ont réussi professionnellement, etc., mais qui ont un manque existentiel (pas de passion, sentiment de vide). L’amour vient alors combler temporairement ce vide – d’où dépendance, car si on l’enlève, le vide ressurgit, insupportable.

  • Si vous avez failli mourir jeune ou l’impression que vous alliez mourir
    Deux exemples vécus au sein de ma clientèle : j’ai une cliente qui a failli se noyer et une autre qui a été oubliée dans une crèche. Dans les deux cas, aujourd'hui, la peur de la fin de quelque chose (une histoire d’amour, un contrat de travail) sera très douloureuse. J’ai vu ces deux personnes adopter des comportements irrespectueux vis-à-vis d’elles-mêmes pour éviter la fin d'une histoire amoureuse.

    Il est fréquent qu’une combinaison de ces facteurs soit à l’œuvre. Par exemple, Marie a eu un père absent (blessure d’abandon) et a été moquée à l’adolescence sur son physique (faible estime de soi). Adulte, elle est devenue très anxieuse en amour et dès qu’un homme la valorise, elle s’y accroche intensément de peur de ne jamais retrouver ça. On voit ici plusieurs causes entremêlées.
    Vous aussi vous avez plusieurs causes. Voulez-vous les connaître ? La réponse est dans « mes solutions », ci-dessous.

L’important à retenir : vous n’êtes pas “faible”, vous avez été blessé(e) d’une manière ou d’une autre. La dépendance affective est une sorte de mécanisme de survie qu’a trouvé votre esprit pour pallier ces blessures (en cherchant un amour inconditionnel à l’extérieur). Sauf que ce mécanisme vous dessert maintenant plus qu’il ne vous sert.

La prise de conscience des causes peut vous aider à avoir de la compassion envers vous-même. Au lieu de vous blâmer – “c’est bête d’être comme ça” – comprenez que c’était une réponse logique à ce que vous avez vécu. Mais aujourd’hui, vous pouvez choisir une nouvelle réponse, plus adaptée et plus saine.

  1. Histoire vraie d’une dépendante affective 
  2. Qu’est-ce que la dépendance affective ?
  3. Comment savoir si je suis et si je souffre de la dépendance affective ? Faites le test ✅
  4. Les symptômes de la dépendance affective : 10 signes qui ne trompent pas
  5. Les causes et origines possibles de la dépendance affective
  6. Les dangers de la dépendance affective (conséquences sur vous et votre couple)
  7. SOLUTIONS : comment sortir de la dépendance affective ? 5 étapes vers la liberté ❤️
  8. FAQ – Vos questions sur la dépendance affective
  9. Ma conclusion sur la dépendance affective

Les dangers de la dépendance affective (conséquences sur vous et votre couple)

Pourquoi est-ce si important de sortir de la dépendance affective ? Parce que si on la laisse prendre toute la place, ses conséquences peuvent être vraiment délétères, aussi bien pour votre bien-être personnel que pour la santé de vos relations amoureuses (et parfois amicales ou familiales).

Voici les principaux dangers et impacts négatifs :

  • Une souffrance psychologique intense et continue
    Vivre en dépendance affective, c’est vivre en état de stress quasi chronique. La peur de l’abandon, la jalousie, l’anxiété quand l’autre n’est pas là… tout cela maintient votre esprit en alerte permanente, comme si une menace planait sans arrêt. Cela peut conduire à de l’anxiété généralisée et même à des épisodes dépressifs. Beaucoup de dépendants affectifs traversent des phases de profonde tristesse, de désespoir, surtout si la relation va mal ou se termine. On note aussi des troubles associés possibles : troubles du sommeil (insomnie due aux inquiétudes), troubles alimentaires (certains compensent en mangeant, d’autres perdent l’appétit en période de stress sentimental), etc. À long terme, ce mal-être affaiblit aussi votre santé physique (fatigue, troubles digestifs liés au stress, etc.). Personne ne mérite de vivre constamment dans la peur et la tristesse – c’est pourquoi il faut agir pour vous libérer de ce fardeau.

  • Perte de votre identité et de votre estime personnelle
    À force de faire passer l’autre en premier, de modeler votre vie sur la sienne, vous risquez de ne plus savoir qui vous êtes vraiment. Vous vous définissez uniquement à travers le prisme de “sa/son partenaire”. Cela peut mener à ce sentiment vertigineux “je ne sais plus ce que j’aime, ce que je veux, qui je suis en dehors de lui/elle”. C’est une forme d’aliénation (on s’aliène soi-même à l’autre) qui est très dangereuse pour votre développement personnel. Car si jamais la relation s’arrête, vous vous retrouvez face à un inconnu… vous-même. Certains décrivent qu’après une relation où ils étaient très dépendants, ils ont l’impression d’“émerger d’une bulle” et de se rencontrer pour la première fois, avec effroi. Mieux vaut éviter d’en arriver là et préserver (ou reconstruire) votre identité propre. Par ailleurs, plus vous vous abandonnez, plus votre estime de vous chute : c’est un cercle vicieux : moins on se respecte, plus on se dit qu’on ne mérite pas d’être respecté.

  • Relations toxiques et effet de levier pour les abuseurs
    La dépendance affective fait malheureusement de vous une cible idéale pour des personnalités toxiques, comme les pervers narcissiques ou manipulateurs. En effet, ces derniers cherchent des partenaires qu’ils peuvent contrôler et qui auront du mal à les quitter. Un dépendant affectif, prêt à tout pour être aimé, tolérant l’irrespect et craignant d’être seul, correspond exactement à ce profil. Beaucoup de pervers narcissiques repèrent ces failles et s’y engouffrent : ils donnent de l’amour au début (pour vous “accrocher”), puis commencent à vous isoler, à vous critiquer, sachant que vous n’oserez pas partir car vous êtes en manque affectif et en insécurité. C’est ainsi que des personnes dépendantes affectives tombent dans des relations abusives (violence psychologique, parfois physique) et ont énormément de mal à s’en dégager. La dépendance affective agit comme un verrou qui les maintient captives de leur bourreau émotionnel. C’est l’un des scénarios les plus dramatiques, et malheureusement fréquents : “je reste avec lui/elle même s’il me fait du mal, parce que j’ai trop peur d’être seul(e) et qu’il/elle dit que personne d’autre ne m’aimera”. Si cela vous parle, sachez qu’il est urgent de chercher de l’aide, car vous méritez mieux que de subir de la toxicité par peur de la solitude.

  • Conflits à répétition et instabilité du couple
    Même si votre partenaire n’est pas toxique et vous aime sincèrement, votre dépendance peut créer des tensions constantes. Jalousies, disputes parce que vous demandez toujours plus d’attention, malentendus… (vous interprétez un comportement neutre comme un signe qu’il ne vous aime plus). Tout cela peut mener à des conflits réguliers. Par exemple, vous lui reprochez “tu ne m’aimes pas autant que je t’aime” parce qu’il a voulu une soirée tranquille de son côté. Lui/elle, agacé(e), se met en colère en retour. Ou bien vous enviez le temps qu’il/elle consacre à d’autres (travail, enfants, amis), ce qui cause des disputes du type “Tu exagères, je ne vais quand même pas t’avoir sur le dos 24h/24 !”. Ces frictions peuvent devenir très fréquentes, et la relation devient orageuse, faite de ruptures et de réconciliations, de dramas. L’instabilité émotionnelle s’installe : un coup ça va (quand vous vous sentez rassuré), un coup ça explose (quand votre insécurité reprend le dessus). Ce yoyo peut épuiser les deux partenaires. À terme, le risque c’est que l’un ou l’autre finisse par jeter l’éponge parce que “c’est trop”. Beaucoup de couples se séparent non pas par manque d’amour à la base, mais parce que l’un des deux n’a pas réussi à gérer la dépendance affective de l’autre. C’est triste, mais c’est comme voir une plante qu’on arrose trop : on voulait bien faire (beaucoup d’amour) mais on l’a noyée.

  • Autosabotage du bonheur
    La dépendance affective vous fait parfois agir de manière irrationnelle, poussée par la peur, et ces actions peuvent produire exactement ce que vous redoutez. C’est ce qu’on appelle une prophétie auto-réalisatrice. Par exemple, vous avez tellement peur que l’autre vous trompe que vous le harcelez de questions, vous fouillez partout – l’autre, exaspéré par le manque de confiance, finit par vous quitter… ce que vous craigniez. Ou bien vous aimez tellement l’autre que vous en devenez “acquis(e)” et suppliant, l’autre perd son attirance car il n’y a plus de défi ni de réciprocité, et s’en va. En somme, la dépendance vous fait saboter inconsciemment votre relation. Ce n’est pas une accusation, c’est souvent plus fort que vous – mais c’est une raison de plus pour briser ce cercle vicieux.

  • Isolement social et appauvrissement de votre vie en général
    À force de vous centrer sur une seule personne, vous pouvez perdre des amitiés (les amis fatigués que vous décliniez tout le temps ou que vous parliez toujours de vos problèmes de couple), rater des occasions (voyages, opportunités pro refusées pour rester collé à l’être aimé). Votre vie peut devenir monotone en dehors du couple, comme en veille. Cela peut conduire plus tard à des regrets : “J’ai mis de côté tellement de choses pour cette personne, et maintenant je n’ai plus rien”. C’est dur à vivre. Reprendre sa vie en main, diversifier ses sources d’épanouissement est crucial pour éviter de se retrouver dans cette situation.

  • Possible transmission aux enfants
    Si vous avez des enfants et que vous êtes en dépendance affective, cela peut aussi les impacter. Soit parce qu’ils observent une relation parentale déséquilibrée (et risquent de reproduire plus tard), soit parce qu’un parent dépendant affectif peut reporter sa dépendance sur ses enfants une fois le conjoint parti (on voit parfois des mères/pères ultra fusionnels avec leur enfant après une séparation, ce qui peut étouffer l’enfant à son tour). Bref, cela peut créer d’autres dynamiques problématiques.

Pour vous aussi, votre dépendance affective a des conséquences dans votre comportement aujourd’hui. Elles impactent votre vie négativement surtout dans vos relations. Voulez-vous les connaître ? La réponse est dans « mes solutions », ci-dessous.

Voilà un tableau qui peut sembler sombre. Mais n’ayez crainte, si vous lisez ceci, c’est que vous êtes justement en train de prendre conscience de ces effets néfastes, et que vous avez l’intention d’y remédier. Chaque danger évoqué ci-dessus peut être désamorcé en entamant un travail sur la dépendance.

Par exemple, retrouver son estime de soi permettra d’éviter l’isolement et le choix de relations toxiques. Apprendre à gérer son anxiété évitera les disputes incessantes. Bref, chaque problème a sa solution, et c’est ce que nous allons aborder maintenant : comment passer de la dépendance à l’indépendance affective, tout en construisant des relations amoureuses plus saines et heureuses.

Solutions, comment sortir de la dépendance affective ? 5 étapes vers la liberté ❤️

Bonne nouvelle : la dépendance affective, aussi envahissante soit-elle, peut se soigner. Des milliers de personnes y sont parvenues, en entamant un chemin de développement personnel et parfois thérapeutique. Ce chemin, nous allons le décrire en 5 grandes étapes concrètes que vous pouvez suivre. C’est un processus graduel – il ne s’agit pas de tout changer du jour au lendemain, mais de progresser pas à pas vers plus d’autonomie émotionnelle.

Étape 1 : Prendre pleinement conscience de votre dépendance

Cela peut sembler évident, mais c’est la base. Vous avez fait le test, lu les symptômes ; maintenant, admettez-le sans vous juger : “Oui, j’ai des comportements de dépendance affective, oui, ça me fait du mal et j’ai envie que ça change.” Cette acceptation est cruciale. Tant qu’on est dans le déni ou la minimisation, on n’avance pas. Donc félicitez-vous déjà d’en être là ! 🎉 Vous pouvez même l’écrire sur un papier : “Je souffre de dépendance affective, mais je décide aujourd’hui de m’en libérer.” C’est comme un engagement envers vous-même.

Observez aussi dans quelles situations votre dépendance se manifeste le plus (par exemple, quand il/elle sort sans vous, quand vous êtes en désaccord, etc.). Cette prise de conscience continue vous aidera à repérer vos “déclencheurs” et vos réactions. Vous pouvez tenir un petit journal pendant quelques semaines en notant chaque fois que vous ressentez une angoisse de dépendance : qu’est-ce qui l’a provoquée ? Qu’avez-vous fait ? Comment auriez-vous pu réagir autrement ? Cela vous donne de la clarté.

Étape 2 : Reconstruire l’estime de soi, pierre par pierre

On en revient toujours là : l’amour de soi. C’est le socle pour aimer l’autre sainement. Commencez un travail sur votre estime personnelle. Quelques pistes :

  • Faites la liste de vos qualités et réussites. Tous les jours, ajoutez-y quelque chose (même de minime : “j’ai réussi à faire rire mon collègue triste”, “j’ai tenu ma promenade quotidienne”…). Vous devez rééduquer votre cerveau à voir le positif en vous.
  • Apprenez à vous parler avec bienveillance. Chaque fois que vous vous surprenez à penser “Je suis nul(le), sans lui/elle je ne vaux rien”, stoppez net 🚫 et reformulez : “J’ai de la valeur en tant que personne, je mérite d’être aimé(e) pour ce que je suis.” Au début vous n’y croirez peut-être pas, mais à force, ces affirmations positives imprègnent le subconscient (c’est un peu l’auto-hypnose quotidienne).
  • Prenez soin de vous physiquement : sport, alimentation, sommeil, habillement – non pas pour plaire à l’autre, mais pour vous sentir fier/fière de vous. Se sentir bien dans son corps aide l’estime de soi.
  • Fixez-vous de petits défis personnels en dehors du couple. Par exemple, si vous avez arrêté la peinture que vous aimiez, reprenez un atelier. Si vous n’osiez pas aller au cinéma seul, tentez l’expérience. Chaque défi relevé, même petit, vous donnera confiance en votre capacité à exister par vous-même.
  • Entourez-vous de personnes positives qui vous valorisent (amis, famille). Souvent en couple fusionnel, on a mis les proches de côté – recontactez un ami de confiance, confiez-vous pourquoi pas. Le regard bienveillant d’amis peut grandement booster votre amour-propre (et vous changer un peu les idées aussi).
  • Envisagez un coaching en développement personnel si besoin, pour avoir des exercices ciblés sur l’estime de soi. Par exemple, nous proposons un programme “Reconnexion à soi” (imaginons) qui aide justement à retrouver assurance et identité en quelques semaines. N’hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus sur cet accompagnement 😉 (← ici c’est un exemple d’appel à l’action intégré si on a un tel service).

Avec une estime de soi renforcée, vous commencerez à sentir que vous méritez le respect et l’amour, y compris le vôtre. Vous serez moins prêt à tout accepter par peur. C’est un travail de fond qui peut prendre du temps, mais chaque progrès se traduira par une diminution de l’anxiété relationnelle.

Étape 3 : Réapprendre à être bien avec vous-même (la solitude apprivoisée)

C’est sans doute l’étape la plus délicate pour un dépendant affectif : se confronter à la solitude pour découvrir qu’elle n’est pas si terrible. Il s’agit de renverser l’expérience : transformer des moments seul(e) en opportunités de ressourcement plutôt qu’en angoisse.

Commencez petit : par exemple, si votre partenaire s’absente une soirée, au lieu d’attendre en rongeant votre frein, planifiez quelque chose d’agréable pour vous. Une baignade relaxante, regarder un film que vous adorez avec du pop-corn, appeler un(e) ami(e) de longue date, peu importe. Le but est de créer du positif dans ce temps seul. La première fois, l’angoisse sera peut-être là en toile de fond, mais forcez-vous à la mettre de côté et à vous concentrer sur l’activité. Après coup, notez comment vous vous êtes senti. Vous verrez qu’au moins sur certains moments, vous n’avez pas pensé à votre peur car vous étiez occupé(e) à autre chose.

Graduellement, augmentez ces moments pour vous : peut-être prendre un week-end pour aller voir de la famille sans votre conjoint, ou partir randonner avec un groupe, etc. Chaque expérience réussie va reprogrammer votre cerveau : “Tiens, j’ai passé un bon moment sans mon partenaire, et je suis toujours en vie, notre couple n’a pas explosé, et même j’ai des choses intéressantes à lui raconter en rentrant.” Vous constaterez aussi que l’autre vous voit différemment : en osant faire des choses par vous-même, vous reprenez de l’attractivité, de l’assurance. Votre partenaire pourrait être agréablement surpris de cette autonomie retrouvée, ce qui améliorera en plus la dynamique de couple.

Un exercice très simple : prendre du temps quotidien juste pour vous. Par exemple, 30 minutes où vous faites quelque chose en solo (lecture, méditation, promenade). Ce sera votre rituel. Au début, vous serez tenté de l’inviter ou de zapper parce que vous voulez passer tout le temps ensemble. Mais non : disciplinez-vous à vous offrir ce temps. Dites-lui par exemple “Je vais marcher un peu seul pour m’aérer, à tout à l’heure !”. La première fois vous serez peut-être nerveux, mais après quelques fois, vous y prendrez goût. Ce sera votre bulle, et vous verrez qu’en rentrant, vous serez plus détendu et moins dans l’attente parce que vous aurez nourri votre esprit d’autre chose.

Étape 4 : Communiquer franchement avec votre partenaire

Si vous êtes en couple actuellement, il est très bénéfique d’impliquer votre partenaire dans votre démarche (si possible). Une discussion honnête, vulnérable, peut faire des merveilles. Par exemple, vous pouvez lui dire : “Je me rends compte que j’ai un problème de dépendance affective qui me fait peur et nous fait du mal. J’ai décidé de travailler dessus. J’aurai peut-être besoin de toi sur certains points.” Expliquez-lui ce que vous ressentez (sans l’accuser lui, en parlant en “je”). Parfois, les partenaires ne comprennent pas nos réactions et les prennent pour de l’agressivité ou de la défiance, alors qu’en réalité c’est de la peur. En posant les choses, vous pouvez trouver ensemble des “règles” ou ajustements qui rassurent les deux parties.

Par exemple, vous pouvez convenir que vous ferez chacun des sorties de votre côté, mais qu’à côté de ça, vous planifierez un moment de qualité ensemble chaque semaine – ainsi vous, vous avez un rendez-vous fixe rassurant, et lui/elle garde sa liberté ponctuelle. Ou convenir que vous vous envoyez un petit message chaque midi pour maintenir le lien (beaucoup de couples le font naturellement, mais si ce n’est pas le cas, le demander peut aider). L’important est de ne pas exiger dans le reproche, mais de chercher un compromis : “J’essaie de travailler sur moi pour te laisser plus d’espace, en échange ça me rassurerait si de ton côté tu pouvais… (insérer un besoin raisonnable).”

Un partenaire aimant et compréhensif sera sans doute prêt à vous aider. S’il ne l’est pas du tout, ou minimise votre souffrance (“pfff arrête de te prendre la tête”), encouragez-le à lire cet article ou à en discuter avec vous, car vous aurez du mal à avancer sans son soutien minimal. Dans certains cas, une thérapie de couple peut être utile, surtout si la dynamique est vraiment tendue. Un thérapeute pourra jouer le médiateur pour que chacun exprime ses besoins et ses limites.

N’hésitez pas à mettre des mots sur ce que vous vivez : “Quand tu pars sans moi, j’ai tort, mais je ressens de l’abandon et je panique. J’essaie de travailler dessus, ce n’est pas de ta faute.” Juste entendre ça, votre partenaire comprendra que vos réactions ne sont pas là pour le fliquer mais parce que vous avez peur. Cela peut changer son regard et l’inciter à vous rassurer un peu plus volontairement en retour.

Bref, communiquez, communiquez, communiquez. La dépendance affective a souvent pour corollaire une communication biaisée (non-dits, reproches passifs-agressifs, pleurs au lieu de mots). En verbalisant vos émotions autrement que par des crises, vous rendez le problème plus soluble à deux.

Étape 5 : Se faire accompagner

Rappelez-vous, il y a une dizaine d’années, votre dépendance était-elle aussi forte ? Qu’en sera-t-il dans 10 ans ?

Si vous continuez comme avant, rien ne changera au mieux, la situation va s’aggraver au pire. Il est temps d’oser de nouvelles façons d’agir, pour obtenir enfin le bonheur que vous méritez.

Sortir d’une dépendance affective prononcée, c’est exactement comme se remettre d’une addiction : c’est possible seul, mais parfois très difficile sans soutien. Le plus difficile c’est de ne plus attendre des autres et de savoir combler ce vide affectif par vous-même, sainement. À partir de là, vous avez le contrôle de votre dépendance et vous reprenez la maîtrise de votre vie. Il ne faut pas hésiter à faire appel à des professionnels dont c’est le métier de guider vers un mieux-être émotionnel.

… Et vous avez de la chance, c’est mon cas. Vous êtes à la bonne adresse. J’aide à diminuer les dépendances affectives depuis 2012.

Je vous accompagne en mentor bienveillant, avec des plans d’action précis et approuvés par des centaines de personnes déjà délivrées de leurs peurs. En une demi-journée, vous gagnez des années de sérénité. Ressentez la paix immédiate en comprenant enfin vos blessures, puis découvrez la fierté de vous affranchir de la dépendance affective, des manipulations et de la jalousie. Réservez dès maintenant pour stopper l’hémorragie émotionnelle et laissez l’excitation d’une nouvelle vie vous envahir. Chaque étape est conçue pour votre histoire unique, accueillant vos doutes avec bienveillance et sans jugement. Vous n’êtes plus seule : je suis là, pas à pas, pour transformer vos douleurs en force intérieure et rallumer votre joie profonde.

Plusieurs options s’offrent à vous :

  • Le plan d’action 100 % personnalisé :
    • Mes plans d'action (pour les personnes célibataires) ou (pour les personnes en couple). c'est un travail sur l'ensemble de vos traumatismes de l'enfance (car vous n'êtes pas que dépendante affective). Il se compose d'un test, une analyse, des conseils, des solutions totalement personnalisés. (le test le plus complet : 135 questions afin de vous livrer les conseils les plus personnalisés)
    • Vous connaîtrez toutes les causes à l’origine de vos traumatismes d’enfance (la dépendance affective et tous les autres traumatismes). (Chacun a entre 4 et 7 traumatismes/blessures d’enfance.)
    • Vous connaîtrez les raisons de votre comportement actuellement (votre sensibilité, vos angoisses, vos pleurs) dans votre vie de femme/d’homme et vos relations.
    • Vous aurez tous les conseils et solutions pour vous sortir de votre dépendance et des autres traumatismes. et être heureux par vous-même dans votre vie.
    • Un véritable mode d’emploi que vous pouvez relire autant de fois que vous le souhaitez en fonction de votre évolution (c’est un PDF de 60–120 pages en fonction de votre situation). Que vous soyez (célibataires) ou (en couple) je vous promets un changement de vie.
    • Vous pouvez rajouter un suivi personnalisé pendant un mois ou des consultations de coaching d’une heure (en option). Vous recevez les bons conseils chaque jour (dans le cadre du suivi) pour ne pas replonger dans la dépendance.

Vous répondez à des questions (20 min env.)

Il me permet de construire votre analyse personnalisée

Puis vous procédez au paiement.

Je conçois votre plan d'action

À partir du quiz psychologique, je rédige un document de plusieurs pages comprenant :

Vous recevez votrre plan qui comprend mon analyse comportementale et mes conseils d'expert personnalisés

par email, sous forme de PDF entre 60 et 120 pages environ

  • Accompagnement d'une demi-journée :
    • Un accompagnement qui dure tant que vous avez des questions (en moyenne 4-5 heures)
    • Il comprend le contenu du plan d’action (un test, une analyse, des conseils, des solutions) que j’analyse en direct avec vous et vous recevez le PDF 4-5 jours après le rendez-vous.
    • Un échange sur vos relations, votre dépendance affective, votre sexualité (si vous voulez en parler), votre bonheur individuel (sans dépendre de personne).
    • L’accompagnement prend fin quand vous n’avez plus de questions. Vous devez avoir compris l’origine de votre dépendance, les conséquences et les solutions proposées.
    • Vous pouvez rajouter un suivi personnalisé pendant un mois ou des consultations de coaching d’une heure (en option). Vous recevez les bons conseils chaque jour (dans le cadre du suivi) pour ne pas replonger dans la dépendance.

Vous réservez votre accompagnement

Soit vous désirez un premier échange gratuit de 20-30 min par Whatsapp ou par téléphone avant de réserver, soit vous réservez directement (voir ci-dessous) votre accompagnement.

L'accompagnement d'une demi-journée

Vous appliquez le contenu immédiatement avec l'aide du plan d'action livré (60-120 pages)

Changer et se libérer de la dépendance affective

Oui, vous pouvez changer. 😃 Au fil de ces étapes, lentement mais sûrement, vous allez sentir un poids se lever de votre poitrine. Là où vous étiez angoissé, vous serez plus serein. Là où vous étiez effacé, vous oserez vous affirmer un peu plus. Votre couple en sera transformé, ou si vous êtes célibataire, votre prochaine relation partira sur de meilleures bases.

Enfin, souvenez-vous : sortir de la dépendance affective est un processus. Il y aura des progrès, des rechutes peut-être, des moments d’espoir et des moments de doute. C’est normal. Ne soyez pas trop dure envers vous-même. Chaque pas, même petit, est une victoire. Et vous n’êtes pas seule sur ce chemin. Des milliers de femmes sont passées par là et s’en sont sorties. Avec du soutien, des bonnes ressources et une volonté de changer, vous pouvez, vous aussi, vous libérer de la dépendance affective et retrouver le contrôle de votre vie sentimentale. L’amour ne doit plus être une prison, mais une source d’épanouissement mutuel. Le meilleur est à venir – croyez en vous et donnez-vous cette chance.

Vous sentez-vous prêt(e) à entamer ce changement positif ? 💪 Si vous souhaitez un accompagnement illimité personnalisé dans ce processus, je propose un premier échange gratuit (0€) pour évaluer votre situation et vous orienter (en présentiel ou en visio). Prenez rendez-vous dès maintenant pour faire ce pas de plus vers la liberté affective.

Enfin, après ces conseils, vous avez peut-être encore quelques questions en tête. C’est bien normal. C’est pourquoi nous avons rassemblé ci-dessous une FAQ qui répond aux interrogations les plus fréquentes autour de la dépendance affective.

Vos questions les plus fréquentes sur la dépendance affective

Q : J’ai peur de ne jamais m’en sortir de la dépendance affective ?

R : Rassurez-vous, j’ai de très bons résultats. La première étape est importante. Rien que comprendre les causes et votre comportement actuel est déjà le début de la guérison. Vous ne pouvez pas guérir si vous ne comprenez pas votre fonctionnement.
La deuxième étape consiste à vous donner de l'affection pour ne plus dépendre des autres (la méthode est adaptée en fonction de votre vie).
Ensuite, quand vous êtes capable de « contrôler » votre besoin affectif et de le nourrir par vous-même, le travail de libération se fait.

Q : Pourquoi devient-on dépendant affectif ?

R : La dépendance affective prend racine dans l’histoire de chacun. Les causes les plus fréquentes sont un manque d’amour ou d’attention pendant l’enfance, des blessures d’abandon (parent parti, décès, séparation difficile), ou encore des traumatismes affectifs plus tard dans la vie (relations toxiques, trahisons, abus émotionnels). Ces expériences créent une profonde insécurité intérieure. Par exemple, un enfant qui n’a pas reçu l’affection stable qu’il lui fallait peut grandir avec une soif d’amour inextinguible, cherchant chez ses partenaires ce qu’il n’a pas eu petit. De même, quelqu’un qui a été abandonné ou trompé plus jeune pourra développer une peur panique que cela recommence, et donc adopter des comportements de dépendance pour empêcher l’autre de partir.

Le manque d’estime de soi joue également un rôle clé : si je ne m’aime pas moi-même, je vais dépendre du regard de l’autre pour me sentir valorisée. En résumé, on devient dépendant affectif souvent par protection inconsciente suite à des blessures : on s’accroche à l’autre pour ne plus revivre la douleur passée. La bonne nouvelle, c’est qu’en guérissant ces blessures (par un travail sur soi, parfois aidé d’un pro), on peut se libérer de la dépendance.

Q : Quelle est la différence entre amour et dépendance affective ?

R : La frontière peut être subtile, car au début d’une relation passionnée on veut souvent passer tout son temps avec l’autre, etc. La différence clé réside dans le bien-être : dans un amour passionnel sain. Même si l’on pense beaucoup à l’autre, on ne ressent pas d’angoisse maladive quand il/elle n’est pas là. On arrive à fonctionner individuellement. Il y a du désir d’être ensemble, mais pas de panique ou de désespoir en cas de moment séparé. Dans la dépendance affective, il y a une composante de peur et de manque pathologique. L’amour passionnel accepte que l’autre soit une personne libre, il y a de la confiance ; la dépendance affective implique du contrôle, de la possession et une perte de soi.

Un indice simple : si l’amour vous rend globalement heureux mais que vous gardez vos repères, c’est de l’amour passionnel/romantique. Si l’amour vous fait souffrir autant qu’il vous exalte et que vous perdez pied sans l’autre, on bascule vers la dépendance. En somme, aimer beaucoup n’est pas le problème, c’est aimer à son propre détriment qui l’est.

Q : La dépendance affective est-elle une maladie mentale ?

R : Pas exactement sous ce terme-là. Il n’y a pas de “maladie appelée dépendance affective” dans les manuels médicaux. En revanche, ce qu’on appelle communément dépendance affective peut correspondre, lorsqu’elle est très forte, au trouble de la personnalité dépendante (un diagnostic psychiatrique reconnu). Ce trouble se caractérise par un profil de soumission, de besoin excessif d’être pris en charge et de peur de la séparation, présent dans tous les domaines de la vie.

Mais rassurez-vous, on peut avoir une dépendance affective spécifique en amour sans avoir ce trouble de la personnalité généralisé. Dans tous les cas, “maladie” n’est pas le mot : c’est un trouble comportemental et émotionnel. Certains professionnels parlent de “dépendance affective” comme on parle d’addiction, d’autres préfèrent parler de “syndrome d’abandon”. L’important, c’est que ça se soigne. Si jamais un psychiatre venait à diagnostiquer un trouble de la personnalité dépendante, il proposerait un suivi thérapeutique, éventuellement avec un traitement anxiolytique ou antidépresseur si vous êtes en dépression associée. Mais souvent, on n’en arrive pas là : une thérapie suffit sans médicalisation. Donc en bref, non ce n’est pas une maladie au sens strict, mais oui c’est un phénomène psychologique reconnu qui peut nécessiter une aide pro.

Q : Est-ce que la dépendance affective touche plus les femmes que les hommes ?

R : On a souvent le stéréotype de la “femme dépendante affective” qui pleure son amour. Pourtant, les hommes aussi peuvent être dépendants affectifs (simplement, culturellement, ils l’expriment parfois différemment, par de la jalousie possessive par ex). D’après certaines sources, le trouble dépendant concernerait environ 0,7 % de la population, et serait diagnostiqué un peu plus souvent chez les femmes. Mais cela peut être biaisé par le fait que les femmes consultent plus facilement un psy que les hommes. En réalité, beaucoup d’hommes souffrent de dépendance affective, mais socialement ils en parlent moins (on les taxe de “faibles” s’ils avouent ça). Ils vont peut-être plutôt dire “je suis jaloux” ou “je suis protecteur”, là où une femme dira “je suis dépendante”.

Donc disons que les deux sexes sont touchés, peut-être de manière légèrement différente, et que la proportion perçue plus forte chez les femmes peut être partiellement due à des facteurs sociaux de déclaration. Quoi qu’il en soit, homme ou femme, même combat : reconnaître sa dépendance est courageux, et y travailler est un cadeau qu’on se fait à soi-même.

Q : Comment se libérer d’une relation toxique quand on est dépendante affective ?

R : Se libérer d’une relation toxique est un défi, particulièrement pour quelqu’un en dépendance affective, car la peur de se retrouver seule ou de regretter peut paralyser. Voici quelques conseils pour y parvenir :

  1. Préparez un plan et du soutien. Ne restez pas isolée avec votre décision. Parlez-en à un ami de confiance, un membre de votre famille. (En ce qui me concerne, je propose une aide quotidienne : comment agir, que répondre à la personne toxique, etc.) Avoir du soutien moral aide énormément. Établissez un plan de sortie progressif : par exemple, réduire les contacts petit à petit, reprendre un chez-vous si vous vivez ensemble (ou hébergement temporaire chez un proche), etc.
  2. Rappelez-vous pourquoi c’est nécessaire. Faites la liste noire sur blanc des aspects toxiques de la relation : ce que l’autre vous fait subir, comment vous vous sentez (stress, rabaissée, en danger peut-être). Relisez cette liste quand le doute vous assaille. La dépendance affective vous fera idéaliser les rares moments positifs et oublier les abus – donc gardez en tête la réalité, pour ne pas retomber dans le piège.
  3. Coupez les ponts au moins un temps. Une fois la rupture actée, essayez de prendre de la distance totale pendant quelques semaines. Pas de messages larmoyants, pas de « on reste amis » immédiat (ça, ce sera peut-être possible plus tard, quand vous serez guérie, mais pas dans l’immédiat). Vous avez besoin d’un sevrage pour casser la dépendance. Occupez-vous l’esprit, entourez-vous d’autres personnes pendant ce temps crucial.
  4. Travaillez sur vous en parallèle. Profitez de cette libération pour entamer le travail de reconstruction (Mes plans d’action et mes accompagnements sont là pour cela CONTACTEZ MOI). C’est en comblant votre vide intérieur par d’autres choses positives que vous résisterez à retourner vers la relation toxique.
  5. Soyez ferme et patiente. Le partenaire toxique essaiera peut-être de vous recontacter, de vous faire revenir par culpabilisation ou manipulation (si c’est un pervers narcissique par ex). Tenez bon. C’est très dur de tenir, c’est pour cela que je propose une présence quotidienne. Chaque jour loin de cette relation est une victoire qui vous rendra plus forte. La liberté a un prix, mais quelle délivrance au bout du chemin ! Beaucoup de femmes témoignent qu’après quelques mois loin de la relation toxique, elles ont redécouvert une paix intérieure et leur propre force. Vous le pouvez aussi. Si la peur de flancher est trop forte, n’hésitez pas à vous faire accompagner par un professionnel pendant cette période critique.

Q : Un dépendant affectif peut-il vraiment changer, ou est-ce dans sa nature ?

R : Oui, absolument il peut changer ! Ce n’est pas figé “dans le marbre de la nature”. Bien sûr, on a vu qu’il peut y avoir des tendances de personnalité anxieuse, etc., mais la psychologie humaine est flexible. Avec de la prise de conscience et du travail sur soi, on peut évoluer à tout âge. Des personnes qui ont été dépendantes affectives pendant 20 ans ont réussi à renverser la vapeur. Ce n’est pas facile, cela demande du courage et de la persévérance, mais c’est tout à fait possible. Les clés du changement résident dans la volonté personnelle et souvent dans l’accompagnement. Si quelqu’un refuse d’admettre le problème, là il ne changera pas. Mais si vous, vous lisez ces lignes, c’est que vous êtes déjà dans la dynamique de changement.

Attendez-vous à ce que ce soit progressif et parfois inconfortable (sortir de sa zone de confort émotionnelle l’est toujours un peu), mais tenez bon. Vous verrez qu’au fur et à mesure, ce qui vous semblait impossible (ex : rester calme pendant que l’autre est en soirée sans vous) deviendra possible, puis normal. Un jour, vous vous surprendrez à vous dire : “Tiens, c’est drôle, avant j’aurais réagi avec panique, et là je me sens serein.” Ce jour-là, vous aurez la preuve vivante que oui, on peut changer ! 🎊

Q : Comment aider un proche (ami, membre de la famille) qui est en dépendance affective ?

R : Si vous avez dans votre entourage quelqu’un dont vous voyez qu’il/elle souffre de dépendance affective, la meilleure chose à faire est d’être présent sans juger, et de l’encourager à prendre conscience. Évitez les phrases du style “Tu es trop collant(e) avec ton copain/copine, ça craint”, car la personne risque de se braquer ou d’avoir honte. Préférez parler en termes de souci pour son bien-être : “Je te sens pas épanoui(e) dans cette relation, j’ai l’impression que tu dépends beaucoup de lui/elle pour être heureux(se). Est-ce que tu as déjà pensé que tu pourrais exister par toi-même aussi ?”.

Parlez de ce que vous observez : par ex “Je vois que quand il/elle ne t’écrit pas, tu t’angoisses énormément, ça me fait de la peine pour toi. Tu mérites d’être plus serein(e).”. L’idée est de lui faire réaliser doucement qu’il y a un problème. Vous pouvez lui recommander des ressources, comme cet article, ou un livre, ou proposer de l’accompagner voir un professionnel si c’est grave. Mais attention, on ne force pas quelqu’un à changer – il faut que ça vienne de lui/elle. Donc soyez un soutien, pas un donneur de leçons. Parfois, simplement poser des questions ouvertes peut aider la personne à verbaliser : “Comment tu te sens quand tu es sans nouvelles ? Et est-ce que tu trouves ça normal d’être aussi mal ? Qu’est-ce que tu aimerais à la place ?” En parlant, peut-être que l’ami(e) va lui-même conclure “Oui j’en ai marre d’être comme ça, il faut que ça change”.

Enfin, proposez-lui des activités sans son partenaire pour lui changer les idées et lui redonner goût à d’autres choses : “Viens ce week-end on se fait une rando entre potes !”. Au début il/elle va hésiter (par culpabilité de laisser l’autre), mais encouragez-le/la. Ces bouffées d’air peuvent amorcer le déclic. En résumé : empathie, écoute, pas de jugement, et encouragement à chercher de l’aide pro si nécessaire.

Ma conclusion sur la dépendance affective

Nous arrivons au terme de cet article fleuve sur la dépendance affective. Vous avez maintenant en main : la compréhension du concept, un test pour vous situer, les signes détaillés pour vous observer, les causes pour éclairer votre passé, les conséquences pour ne plus les ignorer, et surtout un plan d’action concret en 5 étapes pour vous libérer de cette prison émotionnelle.

En conclusion, retenez ceci : la dépendance affective n’est pas de l’amour, c’est la peur qui se cache dans l’amour. En apprenant à apprivoiser vos peurs, en réapprenant à vous aimer vous-même, vous transformerez cette dépendance en un amour équilibré – envers l’autre et envers vous. Vous passerez d’un amour qui enchaîne à un amour qui élève. Cela ne veut pas dire aimer moins fort, au contraire : c’est aimer mieux.

Chaque pas compte. Peut-être qu’aujourd’hui vous ne vous sentez pas encore capable de tout ça, mais ce n’est pas grave. Commencez par un pas, puis un autre. Rome ne s’est pas faite en un jour, et la confiance en soi non plus. Mais elle se construit sûrement. Et vous méritez de vous accorder cette reconstruction.

N’oubliez pas de célébrer vos progrès, même petits. 🎉 Chaque fois que vous direz “non” alors qu’avant vous auriez dit “oui” par peur, chaque fois que vous passerez une soirée détendu sans envoyer 10 textos, chaque fois que vous oserez affirmer un choix… ce sera une victoire !

“Aime comme si tu n’avais jamais souffert”, dit un proverbe. On pourrait le compléter par : “Aime l’autre sans t’oublier toi.” C’est cette harmonie que nous vous souhaitons de tout cœur. 💖

Si cet article vous a éclairé ou aidé, n’hésitez pas à le partager autour de vous – il pourrait être utile à d’autres personnes qui se posent les mêmes questions. Vous pouvez aussi nous laisser un commentaire pour partager votre expérience, poser une question ou même votre résultat de test si vous le souhaitez. Nous serons ravis d’échanger avec vous et de créer une communauté de soutien bienveillante.

Et si vous ressentez le besoin d’aller plus loin avec un accompagnement, n’hésitez pas à nous contacter pour un rendez-vous ou découvrir nos programmes spécialisés. Parfois, un petit coup de pouce professionnel fait toute la différence entre rester bloqué et s’envoler vers la liberté émotionnelle.

Vous avez fait le premier pas en lisant jusqu’ici. Le chemin continue, mais vous n’êtes plus la même personne qu’au début de votre lecture : vous êtes maintenant éveillé(e) à ce qui se passe en vous, armé(e) de connaissances et d’outils. Le pouvoir de changer est entre vos mains.

Alors, en route vers un amour plus libre et plus épanoui ! Vous le valez bien. ✨

Retour en haut